Lavoir de Contres en Vairais dans le bourg, près de l’église.

En 1883, la municipalité constate que le lavoir public est trop petit (4,60m sur 2m) pour un nombre croissant d’habitants dans le bourg, que les murs sont en mauvais état et laissent échapper l’eau de tous côtés. L’architecte d’arrondissement propose d’agrandir le bassin (7m sur 3m), de refaire les murs en briques et d’élever une charpente en chêne et bois blanc reposant sur des poteaux en chêne avec une couverture en tuiles. Quatre-vingt dix souscripteurs participent au financement du devis estimé 800F soit en charrois et journées de travail soit en argent. Les travaux sont réalisés en 1885 à l’exception de la démolition de la fontaine dont les eaux alimentent ce lavoir. En 1888, le maire considère que «les personnes qui n’ont pas pris part à la souscription et qui viennent laver à la fontaine doivent selon toute justice contribuer à acquitter le surplus de frais», soit 25c par laveuse, par jour. (Arch.dép.Sarthe, 71 AC 57)

carte postale

 

L’eau de la source était réputée pour ses vertus curatives et pour la constance de la température à 11°. Elle se déverse dans la Mortève qui rejoint l’Orne Saosnoise. (Panneau) La fontaine a été restaurée en 2014, par l’association du Patrimoine du Vairais. Des bénévoles assurent une mise en valeur du lavoir avec l’installation d’une crèche au moment de Noël et de laveuses le reste du temps.

 

 

 

 

Lavoir de Champaissant D301, chemin de Pilbeau

En 1955, le lavoir privé en bordure du chemin de Pilbeau était vétuste et ses propriétaires ne souhaitaient pas le rénover. Il était constitué de murs en pierres et d’une toiture en tuiles plates reposant sur des poteaux en chêne. La commune n’ayant pas de lavoir public décide de l’acquérir en 1956 pour 100F.

Pour le remettre en état, il faudrait dépenser 20 000F. La municipalité choisit de démonter ce vieux bâtiment. La vente des matériaux rapporte 24 060F. Un nouvel édifice, constitué de murs en parpaings et d’une toiture en fibrociment, pour un coût de 987F, prend sa place. (Les carnets du Vairais n°3 septembre 2012)

Lavoir de Saint Cosme de Vair

En 1926, la municipalité tente de mettre fin au conflit récurrent entre le moulin de Gaubert et les usagers du lavoir sur la Mortève. Pour maintenir un niveau d’eau suffisant, elle opte pour la construction d’un barrage en maçonnerie avec une pale mobile en aval du lavoir. Le meunier refuse formellement de faire un barrage d’utilité publique sur son terrain. Le projet est abandonné mais en 1932, les laveuses continuent de se plaindre du manque d’eau et du mauvais état de cet unique lavoir. Le Conseil municipal sollicite alors le concours du Génie rural. Le ministère de l’Agriculture répond favorablement. Mais la municipalité ne donnant aucune suite, faute de trouver un terrain, le projet est ajourné en 1935.

 Une entente est enfin trouvée avec le meunier et un autre propriétaire pour un échange de parcelles afin de redresser le ruisseau de Forbonnais, favorisant ainsi l’écoulement des eaux. (Arch.dép.Sarthe, 2 O 280/2)

Il a été démoli dans les années 1980.