Aigné

Lavoir du bourg

Le lavoir communal était situé au bas du bourg, rue du Lavoir, au bord du ruisseau de la Crochardière, au niveau du pont (traces sur la photo ci-dessus). Deux poutrelles métalliques soutenaient la structure en bois close de bardage. La couverture en tuiles, sur deux pans, avait une belle finition. La planche à laver en ciment pouvait accueillir cinq laveuses. Les cantonniers le vidaient et le nettoyaient quand cela était nécessaire. Menaçant ruine, il a été vendu en 1967 pour être démoli. (témoignages et recherches d’un groupe d’habitants)

Plan du lavoir

Le lavoir était un lieu très vivant. Les enfants aimaient s’y retrouver le soir après la classe et le jeudi. Ils écoutaient les potins des femmes. Ils pêchaient les vairons. Ils marchaient sur les murets, au fond du bassin et même sous le pont!

Quelques uns avaient des jeux moins appréciés des laveuses: se servir des boîtes à laver comme bateaux sur le ruisseau et dans le lavoir (pas facile de les récupérer quand elles étaient laissées au milieu du bassin), cacher une couleuvre sous les chiffons d’une boîte à laver , uriner dans l’eau , vider l’eau du lavoir avant l’arrivée des femmes. Ils étaient menacés avec les battoirs, mais ils couraient vite.

Il ne reste que l’emplacement.

Monument aux morts

Croisement D230 et rue de la Houltière

A nos morts 1914-1919
N’oubliez jamais le sacrifice de ces hommes

Une croix de guerre est sculptée au sommet de cette pyramide. Sur le socle, les noms de 21 soldats sont gravés en lettres dorées, par ordre alphabétique, sur une plaque. Une plaque a été fixée en hauteur pour les 3 soldats de 1939-1945.

(Arch. dép. Sarthe 2 O 1-7)

Monument paroissial

Nef de l’église

Sur une plaque de schiste placée sous une statue de Jeanne d’Arc, les prénoms et noms des 19 soldats sont gravés en lettre dorées par ordre alphabétique, avec la date exacte de leur décès.

Guerre 1939-1945

Chemin du vieux Maquère

Cette plaque  en mémoire d’Almire Cissé a été inaugurée en 2014, en face l’endroit où il a été exécuté,en présence de ses deux filles. Employé à la SNCF, c’était un résistant solitaire qui participait à des actes de sabotage qui avaient pour but de ralentir, d’empêcher les Allemands d’envoyer du matériel militaire vers la Normandie au moment du débarquement des Alliés. C’est au retour d’un de ces sabotages de voies ferrées qu’Almire Cissé fut arrêté le 3 août 1944 et qu’il fut fusillé dans le couloir de la maison du maréchal-ferrant, cinq jours avant la Libération d’Aigné. Il avait 39ans. Son nom est aussi inscrit sur le Monument aux morts.

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