En 1889, Saint Antoine de Rochefort ainsi qu’une partie de Cherré et de Cherreau vont être rattachés à La Ferté-Bernard.

Lavoir du pont Saint-Julien rue Florant

En 1823, le Conseil municipal décide la construction d’un lavoir en bois près du pont Saint-Julien, car « l’espèce de lavoir en pierres qui existe maintenant est fort incommode et ne peut contenir que très peu de personnes, devenant inutile d’ailleurs lorsque la rivière perd son niveau accoutumé ». Cet aménagement a coûté 179 F.

En 1850, la municipalité recherche des « travaux destinés à occuper les ouvriers sans ouvrage » et décide la construction d’un lavoir public pour remplacer les quelques planches non couvertes qui en tiennent lieu. Cela « satisfera aux besoins généraux du quartier qui se compose en grande partie d’habitants peu aisés ». M. SORIN fils, marchand de bois à Cherré est tenu de n’employer que des ouvriers fertois pour réaliser ce lavoir de 10 m de long sur 2 m de large, sur un devis de 600 F. L’édifice est clos d’un mur à l’arrière, de planches en bois blanc sur les pignons et il est couvert en ardoises.

En 1897, la municipalité décide de remplacer le tablier en mauvais état par un plancher mobile avec des tiges de suspension. En même temps, des réparations sont effectuées au mur et à la toiture.

Ce système de plancher mobile est particulier à la ville de la Ferté Bernard. Une vis de suspension, manipulée à l’aide d’un volant, avec des tiges en fer passant sous le plancher, permet de le lever ou de l’abaisser. Dans le décompte des réparations des lavoirs de la porte Saint Julien et du quai d’Huisne, c’est M. PITARD Victor serrurier à la Ferté qui est chargé de cette installation.(photo à droite ci-dessus)

Le lavoir actuel a été reconstruit dans les années 1980.

Lavoir du quai d'Huisne

En 1897, simultanément aux travaux du lavoir de Saint-Julien, la municipalité décide le rallongement de celui du quai d’Huisne par une travée semblable à celle qui existait déjà, sans la couverture qui sera construite plus tard. Cependant dans le décompte de fin de chantier, un socle en briques, un plancher de raccord, des vis de suspension et une couverture en tuiles de 19 m² sont notés.

Une réfection partielle est envisagée en novembre 1915 sur la base d’un devis de 1 000 F. Avec la guerre, elle est reportée en 1920. Le nouveau devis s’élève à 2 860 F pour les travaux de démolition, la construction d’un mur arrière, de deux murs pignons en briques, la récupération du bois de charpente avec l’ajout de cinq poteaux neufs sur les six utilisés et la pose de 52 m² de tuiles fournies par la ville, travaux identiques à ceux envisagés en 1915. À la réception, en décembre, le décompte s’élève à 3 860 F.

Lavoir de Saint-Antoine

En 1897, un rapport de la Commission des travaux sur le projet de construction d’un lavoir à Saint-Antoine, souligne les difficultés à trouver un emplacement convenable et facilement accessible depuis les rues. Mais le passage du tramway et la création d’un boulevard vont dégager un nouvel espace et la mairie achète, pour 444 F, une parcelle triangulaire A n° 141, dans le « pré des grenouilles », en aval du pont métallique où le tramway franchit la Même. Ce bâtiment est constitué de murs en briques creuses supportant une toiture en ardoises. Des marches en granit d’Alençon donnent accès au sol carrelé en briques du Gibet (Orne), posées à plat. Le plancher mobile en chêne repose sur des vis de suspension. Le terrain facilement inondable a nécessité un remblai et l’enfoncement de pieux pour consolider le bâtiment. Terminé en 1899, il a coûté 4 208,16 F.

 

Lavoir du Pré Belard

Ce lavoir a été construit par la commune de Cherré en 1877. Cette partie a été annexée à la Ferté-Bernard en 1889.

En 1905, en mauvais état, il nécessite une réfection. Cinq dés en pierres de taille vont recevoir cinq poteaux en ciment armé, supportant une charpente en chêne couverte en tuiles d’Avezé. La ville va fournir des briques pour le pavage et des pierres meulières pour les maçonneries. Une planche à laver en chêne est installée sur le plancher mobile. Le décompte de fin d’année, se monte à 868,53 F.

Lavoir du Gaillon

Le rapport de l’agent-voyer du 2 décembre 1919 insiste sur le besoin de consolider ce lavoir situé au bord du ruisselet du Gaillon : la charpente s’infléchit vers le ruisseau, le carrelage a besoin d’être refait et les planches à laver sont usées. Ces travaux faisaient partie d’un projet de restauration avant la guerre. Tout le sol va être dallé en ciment et les briques en sont récupérées pour remplacer les planches pourries des pignons. Le plancher bois va être utilisé pour réparer le tablier du lavoir du Pré Belard. Six pilots en briques sont installés sous les poteaux pour remonter la charpente. La vieille couverture est grattée. Cette réfection terminée en novembre 1920 a coûté 1 498 F.

Lavoir de la Gare

En décembre 1937, le ministère des Travaux publics autorise le réseau des Chemins de Fer de l’État à remettre temporairement, à la ville de La Ferté, en vue de la construction d’un lavoir, une parcelle de terrain (A n°137) et un bâtiment contenant l’usine élévatoire d’eau alimentant la gare. La commune devra prévoir un local dans le lavoir pour le groupe électropompe. Tous les frais de branchement pour alimenter la gare avec l’eau de la ville et de fonctionnement de l’électropompe sont à sa charge. Elle pourra supprimer le bâtiment mais ne pourra pas vendre le terrain.

 (Arch. dép. Sarthe, 2 O 133/14)

Il ne reste rien de ces lavoirs publics mais des lavoirs privés ont été restaurés avec une aide du Pays du Perche sarthois.

Monument aux morts cimetière, rue de Châteaudun

Aux enfants de La Ferté-Bernard

morts pour la France

1914 – 1918

Cette pyramide quadrangulaire se dresse sur un triple emmarchement; une chaîne peinte en noir relie quatre bornes, formant un entourage au monument. Les noms et prénoms de 149 soldats sont gravés en lettres dorées, par ordre alphabétique sur trois plaques de marbre blanc, en commençant par les gradés. Une plaque a été ajoutée pour 12 soldats et 16 civils morts lors de la guerre 1939-1945.

 

 

 

Monument aux morts face à la mairie

LA FERTÉ-BERNARD reconnaissante

à ses enfants morts pour la Patrie

Cette stèle sans ornement se trouve dans un écrin de verdure, paysager et permet la célébration de cérémonies.

Monument paroissial chapelle dans l'église Notre-Dame des Marais

A la mémoire de ses enfants morts pour la France

La paroisse de Notre-Dame des Marais

Les noms de 115 soldats sont gravés en lettres dorées, par ordre alphabétique en commençant par les gradés, sur ces six plaques de marbre noir, apposées en deux groupes de trois dans la chapelle.

Guerre 1914-1918 tombe cimetière Saint Antoine de Rochefort

A la mémoire du Capitaine adjudant major Henri PELTIER

mort pour la France devant Filain

1879-1917

Cette tombe au mur de fond monumental représentant un officier, en haut-relief se dresse dans ce cimetière. Il s’agit du capitaine Henri Peltier, mort en 1917 dont les citations, nombreuses, sont gravées de chaque côté du personnage, figurant en taille réelle.

Guerre 1870-1871 cimetière rue de Châteaudun

A la mémoire des soldats français

morts pour la France

1870-1871

Ce monument commémoratif de forme quadrangulaire est voisin du monument aux morts de la guerre 1914-1918; il est orné d’une palme sculptée en relief, sous la dédicace. La mention monument élevé par l’État avec le concours de la commune de La Ferté-Bernard est gravée dans la pierre, sur le socle.

Guerre 1939-1945 sur le monument aux morts

A la mémoire de deux soldats américains James F. DUNWORTH et John WITTINE tombés le 9 août 1944. Sur cette vidéo du 50e anniversaire de la Libération, vous pourrez trouver des précisions sur ces journées d’août 1944.

L’étonnante Libération de La Ferté Bernard (article Ouest-France du 27 mai 2014)

Au chapitre des libérations singulières, celle de La Ferté-Bernard figure en bonne place. Entre le 11 et le 13 août 1944, les Fertois vont vivre trois folles journées. « Comme l’a dit l’abbé Paul Bidault, la ville s’est libérée de l’intérieur », explique Alain, fils d’André Morognier, l’un des trois piliers du réseau de résistance fertoise, avec Robert Vouille et Roland Drapier.

Le 11 août 1944, au petit matin, Robert Vouille fait le tour de la cité et n’y trouve plus de défense allemande. Les hommes de la Wehrmacht sont partis la veille au soir. Les maquisards, dont l’action avait redoublé d’intensité depuis le 6 juin 1944, agissent maintenant au grand jour. Les gendarmes se joignent à eux et arrêtent ensemble quelques collaborateurs et les Allemands, isolés, des environs qui « se rendent sans grande résistance ».

« Les résistants fertois feront environ 80 prisonniers allemands, détaille Alain Moro. Ils en remettront une bonne partie aux Américains et feront travailler les autres dans la commune. Mais le 11 août, quand la ville pavoise, les Alliés ne sont toujours pas arrivés. »

Se produit alors un événement inattendu. « Deux soldats américains et leurs deux prisonniers allemands avaient été tués le 9 août aux Bois-Clairs, près de Cherré, poursuit Alain Moro. La population fertoise voulant rendre hommage aux libérateurs, leur organise des funérailles auxquelles participe toute la ville ! »

Dimanche 13 août, à 11 h, plusieurs milliers de Fertois sont donc réunis au cimetière. Mais quand retentit la Marseillaise, le maire Georges Desnos qui avait été révoqué par Vichy (et qui venait juste de retrouver sa mairie), s’effondre, terrassé par une crise cardiaque. « Son corps sera installé à côté des cercueils des Américains. » C’est à ce moment que se présente une première patrouille américaine venue en éclaireur. « Les alliés entreront à La Ferté le 13 au soir. »

La libération de La Ferté-Bernard sera aussi marquée par le décès de deux résistants fertois, Gardrat et Desmares, tués dans un accident en rentrant de mission.