Lavoir sur la source Rue des Vignes, sur la D22, en contrebas de la route

En 1866, le Marquis de Juigné s’étonne que la fontaine et le lavoir publics soient dans un état de dégradations complètes, la couverture du lavoir menaçant de s’effondrer. Le Conseil municipal rétorque que ce ne sont pas des biens communaux car ils sont enclavés dans la propriété du marquis, la commune y a seulement un droit d’usage puisqu’elle paie 12 F pour leur entretien, depuis de nombreuses années.

Le marquis est prêt à abandonner le tout à la commune avec une quantité suffisante de terrain pour l’aménagement du lavoir, jugé trop petit, si elle s’engage à l’entretenir et « à la condition toutefois que  la commune réparerait à ses frais et la fontaine et le lavoir dont la couverture est prête à tomber et qu’il faisait sa réserve pour ses lessives ».

Lors des travaux d’installation d’un bélier hydraulique en 1898, pour l’aménagement de bornes-fontaines dans le bourg, le devis d’Ernest Bollée fils note:

(Arch. dép. Sarthe, 3 S 108 et registres de délibérations)

Ce lavoir a été restauré en 2008 avec la participation du programme européen « Leader+  valorisation de l’eau et des rivières ».

Lavoir à la rivière

En 1881, l’aménagement de deux marches, sur une longueur de dix mètres, dans la hauteur du chemin de halage, le long de la dérivation de Solesmes, sur la rive droite de la Sarthe, permet le lavage directement en rivière. (Arch. dép. Sarthe, 3 S 108)

Monument aux morts cimetière

La commune de Juigné

à ses enfants morts pour la France

Une pyramide en pierre calcaire, surmontée d’une croix militaire sculptée et en partie voilée, se dresse sur un petit carré au centre du cimetière. Les inscriptions sont gravées sur des plaques en marbre noir, sur  trois faces du fût. En façade, les noms de 42 soldats sont gravés par année de combat 1914-1918 et sur le socle, cette date est sculptée dans la pierre, au centre d’une croix de guerre avec casque et rameaux d’olivier et de chêne et fourragère. D’un côté, est apposée une plaque avec les 21 noms des morts de la guerre 1870-71 et  de l’autre, les 9 victimes de la guerre 1939-1945 (victimes militaires, civiles, une déportée) et un soldat tué en Indochine. Les noms peu lisibles sur le monument sont aussi inscrits sur la plaque extérieure de l’église. Sur le site de la mairie, vous pourrez retrouver l’ensemble des recherches sur la guerre 1914-1918 et les soldats.

Lors de la séance ordinaire du 24 août 1919, le conseil municipal entend le vœu de M. Jacques Marie Auguste Leclerc, Marquis de Juigné, chevalier de la légion d’honneur, décoré de la Croix de guerre, maire, de faire ériger un monument par souscriptions, dans le cimetière. Le dossier avec plan et croquis est envoyé le 10 mars 1920 à la préfecture. En juillet, le maire annonce que le Bureau de Bienfaisance renonce à la part revenant aux pauvres. La commission préfectorale approuve aussitôt le projet.

Le devis de 4 500 F, établi par Robert Gaullier, sculpteur Avenue de Paris au Mans, décrit un cube de pierre de Chauvigny, taillé et sculpté  avec une croix de guerre, une plaque pour les inscriptions, la gravure d’environ 40 noms, les clous de fixation et la pose.

La demande d’une aide de l’État de 400 F n’est pas acceptée car les subventions ne peuvent dépasser 26% du crédit voté par le conseil municipal. À la séance du 14 novembre 1920, le conseil vote une somme de 400 F pour compléter la souscription de 4 100 F. Les frais supplémentaires de transport et de pose, 1 153,85 F, seront financés par un crédit communal de 1600 F. Le 25 janvier 1921, le projet est validé par le ministère de l’Intérieur. (Arch. dép. Sarthe 2 O 153/7)

plaque mémoriale mur extérieur de l'église

Aux enfants de Juigné

 

 

Sur cette plaque de marbre,sous la dédicace, sont gravés en lettres dorées, les noms de 21 victimes de la guerre 1870-71, de 42 victimes de 1914-1918, de 9 victimes de la guerre 1939-1945, une victime en Indochine et une victime en Algérie.

Monument paroissial nef

À la mémoire des soldats de Juigné-sur-Sarthe

morts pour la France

1914-1918 

 

 

Cette plaque de marbre se trouve au-dessus de la porte des morts. Les prénoms et noms de 42 soldats sont gravés en lettres dorées, sur deux colonnes.

 

 

 

 

 

A la mémoire des

victimes militaires et civiles

de la guerre 1939-1945

Cette deuxième plaque de marbre est fixée sur le mur de la nef, entre la chaire et l’entrée de la chapelle du transept. Les prénoms et noms des 9 victimes de la seconde guerre mondiale puis les 21 victimes de la guerre 1870, sont gravés en lettres dorées.

 

En-dessous, est apposée une petite plaque pour André VALÈRE tué en Indochine le 13 octobre 1947.