En 1885, quand les habitants se plaignent du très mauvais état des portineaux (barrages) sur la Vautonne, le Conseil municipal vote un crédit de 3 600F pour les réparer et construire un lavoir couvert. Les laveuses n’avaient pas d’autres endroits pour frotter leur linge.

L’année suivante, on projette la construction d’un lavoir public au Pont des Sœurs. Selon le devis assez onéreux de 3 100F, c’est un bâti en moellon des carrières du pays, « bien smillé, posé en bonne liaison », avec un mortier composé de chaux provenant des fours de la Roche David à Précigné et de sable local.

« Les marches, les seuils et la dalle du lavoir seront en pierre de marbre, non gélif, proprement taillé et ciselé sur les arêtes». « La quille de la cheminée sera en briques pressées, bien cuites et de bonne qualité ainsi que les piédroits et lancis des portes d’entrée ».

Couverte en ardoises d’Angers, la charpente devait être soutenue par «quatre colonnes pleines, en fonte, avec chapiteaux à trois consoles ». Mais, suite au refus du Conseil des Bâtiments civils, elles seront remplacées par des poteaux en chêne.  (Arch.dép.Sarthe, 2 O 246/7)

Le lavoir a été détruit.