Lavoir du pont Saint-Julien rue Florant

En 1823, le Conseil municipal décide la construction d’un lavoir en bois près du pont Saint-Julien, car « l’espèce de lavoir en pierres qui existe maintenant est fort incommode et ne peut contenir que très peu de personnes, devenant inutile d’ailleurs lorsque la rivière perd son niveau accoutumé ». Cet aménagement a coûté 179 F.

En 1850, la municipalité recherche des « travaux destinés à occuper les ouvriers sans ouvrage » et décide la construction d’un lavoir public pour remplacer les quelques planches non couvertes qui en tiennent lieu. Cela « satisfera aux besoins généraux du quartier qui se compose en grande partie d’habitants peu aisés ». M. SORIN fils, marchand de bois à Cherré est tenu de n’employer que des ouvriers fertois pour réaliser ce lavoir de 10 m de long sur 2 m de large, sur un devis de 600 F. L’édifice est clos d’un mur à l’arrière, de planches en bois blanc sur les pignons et il est couvert en ardoises.

En 1897, la municipalité décide de remplacer le tablier en mauvais état par un plancher mobile avec des tiges de suspension. En même temps, des réparations sont effectuées au mur et à la toiture.

Ce système de plancher mobile est particulier à la ville de la Ferté Bernard. Une vis de suspension, manipulée à l’aide d’un volant, avec des tiges en fer passant sous le plancher, permet de le lever ou de l’abaisser. Dans le décompte des réparations des lavoirs de la porte Saint Julien et du quai d’Huisne, c’est M. PITARD Victor serrurier à la Ferté qui est chargé de cette installation.(photo à droite ci-dessus)

Le lavoir actuel a été reconstruit dans les années 1980.

Lavoir du quai d'Huisne

En 1897, simultanément aux travaux du lavoir de Saint-Julien, la municipalité décide le rallongement de celui du quai d’Huisne par une travée semblable à celle qui existait déjà, sans la couverture qui sera construite plus tard. Cependant dans le décompte de fin de chantier, un socle en briques, un plancher de raccord, des vis de suspension et une couverture en tuiles de 19 m² sont notés.

Une réfection partielle est envisagée en novembre 1915 sur la base d’un devis de 1 000 F. Avec la guerre, elle est reportée en 1920. Le nouveau devis s’élève à 2 860 F pour les travaux de démolition, la construction d’un mur arrière, de deux murs pignons en briques, la récupération du bois de charpente avec l’ajout de cinq poteaux neufs sur les six utilisés et la pose de 52 m² de tuiles fournies par la ville, travaux identiques à ceux envisagés en 1915. À la réception, en décembre, le décompte s’élève à 3 860 F.

Lavoir de Saint-Antoine

carte postale

En 1897, un rapport de la Commission des travaux sur le projet de construction d’un lavoir à Saint-Antoine, souligne les difficultés à trouver un emplacement convenable et facilement accessible depuis les rues. Mais le passage du tramway et la création d’un boulevard vont dégager un nouvel espace et la mairie achète, pour 444 F, une parcelle triangulaire A n° 141, dans le « pré des grenouilles », en aval du pont métallique où le tramway franchit la Même. Ce bâtiment est constitué de murs en briques creuses supportant une toiture en ardoises. Des marches en granit d’Alençon donnent accès au sol carrelé en briques du Gibet (Orne), posées à plat. Le plancher mobile en chêne repose sur des vis de suspension. Le terrain facilement inondable a nécessité un remblai et l’enfoncement de pieux pour consolider le bâtiment. Terminé en 1899, il a coûté 4 208,16 F.

 

Lavoir du Pré Belard

Ce lavoir a été construit par la commune de Cherré en 1877. Cette partie a été annexée à la Ferté-Bernard en 1889.

En 1905, en mauvais état, il nécessite une réfection. Cinq dés en pierres de taille vont recevoir cinq poteaux en ciment armé, supportant une charpente en chêne couverte en tuiles d’Avezé. La ville va fournir des briques pour le pavage et des pierres meulières pour les maçonneries. Une planche à laver en chêne est installée sur le plancher mobile. Le décompte de fin d’année, se monte à 868,53 F.

Lavoir du Gaillon

Le rapport de l’agent-voyer du 2 décembre 1919 insiste sur le besoin de consolider ce lavoir situé au bord du ruisselet du Gaillon : la charpente s’infléchit vers le ruisseau, le carrelage a besoin d’être refait et les planches à laver sont usées. Ces travaux faisaient partie d’un projet de restauration avant la guerre. Tout le sol va être dallé en ciment et les briques en sont récupérées pour remplacer les planches pourries des pignons. Le plancher bois va être utilisé pour réparer le tablier du lavoir du Pré Belard. Six pilots en briques sont installés sous les poteaux pour remonter la charpente. La vieille couverture est grattée. Cette réfection terminée en novembre 1920 a coûté 1 498 F.

Lavoir de la Gare

En décembre 1937, le ministère des Travaux publics autorise le réseau des Chemins de Fer de l’État à remettre temporairement, à la ville de La Ferté, en vue de la construction d’un lavoir, une parcelle de terrain (A n°137) et un bâtiment contenant l’usine élévatoire d’eau alimentant la gare. La commune devra prévoir un local dans le lavoir pour le groupe électropompe. Tous les frais de branchement pour alimenter la gare avec l’eau de la ville et de fonctionnement de l’électropompe sont à sa charge. Elle pourra supprimer le bâtiment mais ne pourra pas vendre le terrain.

 (Arch. dép. Sarthe, 2 O 133/14)

Il ne reste rien de ces lavoirs publics mais des lavoirs privés ont été restaurés avec une aide du Pays du Perche sarthois.