Lavoir de Montfort-le-Rotrou : Rue de la Gare, D83, au Pré de la Hire.

Le 8 vendémiaire an XII, le préfet AUVRAY autorise le maire à « vendre par enchères publiques, une partie des matériaux des fortifications élevées autour de votre chef-lieu lors des troubles civils et à employer le reste, ainsi que le produit de la vente cy-dessus à la construction du lavoir public, suivant le devis que vous m’en avez adressé montant à 68 F ». Où se situe ce premier aménagement? Nous l’ignorons.

En 1852, la municipalité projette d’établir un lavoir communal :

« le lavoir est depuis fort longtemps demandé et sollicité par les habitants et a toujours été ajourné faute de moyens, vues les trop grandes charges que la commune a eu à supporter pour les chemins et pour la construction d’un pont sur l’Huisne à la Pécardière. (…) Il y a quelques petites fontaines particulières ; ce qui fait que les habitants qui n’en ont pas, sont complètement privés d’eau pour laver leur linge et les met ordinairement dans un grand embarras ».

Ce lavoir de 10 m sur 4,40 m, est situé sur un terrain communal en bordure du chemin de Montfort à Saint-Mars-la-Brière. La charpente en chêne et bois blanc est couverte en bardeaux.  (Arch. dép. Sarthe, 2 0 207/8 et archives municipales Montfort-le-Rotrou 5 M 7)

Ce lavoir a subi des transformations, une aile y a été ajoutée. Il est maintenant couvert en ardoises.

 

Lavoir de Pont-de-Gennes : sur l’Huisne ; contrebas du pont roman.

Le 8 octobre 1846, suite à la demande de la municipalité d’établir « un lavoir et un abreuvoir publics, aux abords du pont qui traverse le chemin n°8, Savigné-Bouloire, au moyen d’une souscription volontaire, le préfet réserve son accord: le mur de garde devra mesurer 12m et être maçonné et recouvert des mêmes pierres de taille que le parapet. Une partie de cette plage au bord de l’Huisne est dallée.

L’accès est mieux aménagé et l’entrée du lavoir est élargie en 1860.

Six ans plus tard, le maire expose qu’«un des besoins les plus légitimes et le plus universellement réclamé est l’amélioration du lavoir qui n’est pas couvert». Ces travaux sont réalisés. Six piliers en briques doubles soutiennent une charpente en peuplier, couverte avec des ardoises offertes. Mais en septembre 1866, un propriétaire riverain se plaint et a l’intention d’intenter un procès à la municipalité pour la contraindre à démolir ce lavoir. Le préfet autorise la poursuite en justice.

un bateau-lavoir

Le lavoir n’a pas été démoli mais en 1935, mais, étant donné qu’il est inutilisable pendant les crues et la sécheresse, la commune s’oriente vers un projet de bateau-lavoir. Elle s’adresse au Génie rural qui en établit gratuitement le plan et le devis et qui paiera le tiers de la dépense estimée à 8 000 F.

La mairie achète 300 F une parcelle de terrain de trois ares destinée à servir de chemin d’accès et de terre-plein, cadastrée B n° 354p, au nord-est du bourg. Le Service hydraulique demande un amarrage renforcé car le bateau-lavoir se trouvant dans un coude de l’Huisne, il se trouve trop exposé. Un garage devra aussi être creusé dans la rive pour l’abriter lors des crues et en permettre l’entretien.

C’est un bâtiment de 7 m de côté constitué d’une ossature en chêne recevant un plancher en sapin. Trois poteaux centraux supportent une charpente couverte en dalles de fibrociment type Eternit de deux couleurs : gris clair et vert. Ces dalles proviennent du dépositaire Lepeltier Drouard au Mans. Deux côtés sont fermés par un voligeage en sapin. Deux côtés reçoivent une planche à laver en hêtre et les boîtes à laver en sapin sont fixées sur le plancher. Un cabinet, clos de planches et couvert en tôles, est ajouté. Les travaux sont réalisés en 1937, par l’entreprise LEFEUVRE de Pont-de-Gennes.

Le lavoir et le bateau-lavoir sont réparés en 1950 par la même entreprise pour 58 905 F. (Arch. dép. Sarthe, 2 0 242/7; 135 AC 95 et archives municipales: Pont-de-Gennes 5 M 14)

 

Lavoir de la Pécardière (dépendant de Pont de Gennes)

plan                                                                            archives communales de Montfort-le-Rotrou 5 M 8

En 1947, un lavoir communal, pour les habitants de la Pécardière et ceux de Montfort, est établi au bord de l’Huisne, là où existait un lavoir primitif couvert en tôles, sur la propriété de M. le Marquis de NICOLAY. Les frais d’un montant de 95 520 F en sont supportés par moitié par les deux communes. C’est un lavoir mobile couvert en tôles ondulées de fibrociment, solidement ancré avec une batterie de poteaux en acacia et six poteaux de 4m avec des ferrures à quatre branches, tous enfoncés au pilon. Il est clos d’un bardage en sapin peint au carbonyle. Les vieux ponts sont retirés de la rivière. (Archives municipales Montfort-le-Rotrou 5 M 8)  Ce lavoir n’existe plus.