Laigné-en-Belin

Lavoir

Rue de la Fuie (indiqué sur le plan du village)
plan 1902               Arch.dép.Sarthe 2 O 152/7

(Arch. dép. Sarthe, 2 O 152/7 et 10 AC 45; article de Gilbert Couturier dans « la Vie mancelle » n°399)

L’édifice a été restauré à la fin des années 1990 dans un ensemble aménagé en coin de pique-nique. Il est aujourd’hui couvert en tuiles.

Monument aux morts

Près de l’église

Une haie basse de buis  entoure le monument. Une statue de poilu signée « CH Pourquet Paris 1921 », peinte en bleue, est posée sur un socle en pierre. Sur trois faces du socle, les noms de 44  soldats sont gravés en rouge, par année de combat, avec l’ajout de 3 victimes de 1939-1944. Au bas du monument, deux branches entrelacées, en bronze, dissimulent les dates sculptées en relief 1914-1918.

À l’origine, entre la mairie et l’église, le monument a été déplacé au plus proche de l’église.

(Arch. dép. Sarthe 2 O 156/7)

Dans le cimetière, un espace rectangulaire gravillonné a été aménagé pour déposer les plaques en fonte des tombes disparues des poilus ; au centre, une stèle surmontée d’une croix latine porte la plaque de la dédicace.

Monument paroissial

Nef de l’église

Sur une plaque de marbre blanc dans un cadre en bois, les noms et prénoms de 45 soldats avec la date exacte de leur décès ainsi que leur âge, sont gravés en lettres dorées, par année de combat; sont ajoutés 4 soldats qui sont morts des suites de leurs blessures. Une plaque similaire a été apposée pour 4 victimes de 1940 à 1947.

Guerre 1870-1871

cimetière
famille FOUQUERAY THIERRY

Sur cette tombe familiale, une plaque est apposée au pied de la croix en hommage à l’abbé Auguste FOUQUERAY mort à Auvours le 11 janvier 1871.

Né à Téloché, l’abbé Auguste Fouqueray a 29 ans au moment de la bataille du Mans

Ordonné prêtre à la cathédrale du Mans en juin 1868, il est alors vicaire à Montfort. Rendant visite à l’un de ses frères près du Mans, Auguste, propose de remplacer le Père Antonin Doussot, fait prisonnier la veille. C’est ainsi qu’il devient aumônier dans la Légion des Volontaires de l’Ouest. Plusieurs de ses frères sont engagés dans les combats, notamment Victor, âgé de 20 ans, qui fait partie des Volontaires de l’Ouest. Peut-être s’est-il engagé pour être proche de ses frères autant que pour apporter offices et absolutions auprès des soldats. Le 11 janvier 1871, il accompagne les zouaves lors de charge d’Auvours, donnant l’absolution aux officiers et soldats qui tombent. C’est en venant au secours du capitaine Fournier de Bellevue, mortellement blessé, qu’il est lui-même tué. D’abord inhumé à Champagné, sa famille le fit transporter au cimetière de Laigné-en-Belin où il repose aujourd’hui.

Plusieurs vitraux représentent la scène de son décès : sur la verrière réalisée par François Fialex, édifiée en 1873, et sur une des lancettes de l’église d’Yvré-l’Evêque, due à Albert Echivard, installée en 1914. Une plaque apposée par le Souvenir français à la fin du XIXe siècle rappelle son souvenir dans l’église de Montfort-le-Gesnois. Il est également représenté sur la toile de Lionel Royer consacrée à la charge d’Auvours (1874).

Texte: Stéphane Tison et étudiant·es de Le Mans Université
Anne Baillot (2020, December 29) Les civils dans la Bataille du Mans: prêtres et aumoniers militaires. Guerre franco-allemande/1870/71.
Parmi les hommes à terre, l’abbé Fouqueray est reconnaissable à son brassard
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