Lavoir Rue des Bains romains

En septembre 1816, les habitants se plaignent du tarissement de la source de la fontaine du bourg. L’agent-voyer mandaté pour se rendre sur les lieux, constate qu’un riverain a creusé un puits en amont de celle-ci, laissant une eau limoneuse s’écouler dans le lavoir et l’abreuvoir. Cet épineux problème survient au moment où la municipalité ne s’est pas encore acquittée du coût de la réfection du presbytère et du déplacement du cimetière. Le Conseil municipal et les habitants estiment que les travaux de réparations de la fontaine et du lavoir sont prioritaires et s’engagent à participer aux dépenses. Le 20 avril 1818, le commissaire-voyer, dans son rapport, constate l’abondance de la fontaine publique et une plus grande commodité du lavoir. Douze journées de travail ont permis d’enlever les terres pour faciliter l’écoulement des eaux et de construire une charpente en sapin, fourni par le maire de Bouër. Seuls les 2 000 bardeaux restent à poser sur le toit.

En 1833, le maire évoque à nouveau le manque d’eau pour boire et laver et se plaint auprès du préfet. Les 230 F de subventions permettent d’installer une pompe sur un puits mais les travaux d’agrandissement du lavoir restent à faire. En 1861, la toiture est réparée.

En 1868, le problème est d’un autre ordre.

plan 1868          Arch.dép.SArthe 2 O 340/7                                                                                                                                                       C:lavoir public contesté; E lavoir à construire

L’évêché demande au préfet d’«aviser aux moyens à prendre pour éloigner de l’église un lavoir public». M. FOUQUET, propriétaire, offre un terrain pour le nouveau lavoir ainsi que  tout le bois de charpente. La Fabrique s’engage à financer l’opération et organise une souscription en argent et en fourniture de matériaux et de main d’œuvre. Cependant deux enquêtes de commodo et incommodo vont être nécessaires avant le déplacement du lavoir.

Elles révèlent des mécontents qui craignent l’éloignement de ce réservoir d’eau en cas d’incendie, la baisse du niveau d’eau dans la pompe publique, dans les puits et lavoirs existants, dans les abreuvoirs comme celui du maréchal-ferrant, au profit « des souscripteurs (…) tous de riches propriétaires et chose remarquable qui ont presque tous chacun chez eux pompe et lavoir alimentés par différentes sources ». Dans leur pétition, ils soulignent que « l’ouvrier ne peut pas réclamer parce qu’il a peur de déplaire à M.Untel, l’indigent a peur de manquer à recevoir son pain du bureau de charité, celui qui a des enfants à l’école gratuite est paralysé par le même fait ».

Les souscripteurs insistent sur la nécessité de déplacer ce lavoir qui apporte de l’humidité à la sacristie et dont « les roulements des battoirs, les conversations des laveuses entendues dans l’église troublent l’exercice du culte ». En mai 1869, le Conseil municipal se prononce pour le déplacement sans aucune dépense communale. L’évêque autorise le conseil de Fabrique à financer la partie manquante. (Arch. dép. Sarthe, 2 O 340/7 et 2 O 340/8)

Le lavoir a été restauré en 2006.

Monument aux morts place de la mairie

Aux enfants de Sceaux

morts pour la France

1914-1918

Ce Poilu issu de la fonderie toulousaine E. CAMUS est posé sur un piédestal en granit gris, poli. La dédicace, en façade, est inscrite sur une plaque noire apposée sous une médaille de croix de guerre en bronze. Les noms et prénoms de 26 soldats sont gravés en lettres dorées, par année, sur les deux plaques latérales. A l’arrière, un hommage à l’équipage du bombardier tombé le 3 août 1944. Trois petites plaques sont fixées dans la partie haute, en mémoire de 3 victimes de la guerre 1939-1945 et des morts en A F N.

Le 18 août 1920, le maire informe le préfet « qu’aucune décision nouvelle n’a été prise au sujet du monument commémoratif. Je dois en référer au conseil […] afin d’élaborer un nouveau projet, celui présenté étant inacceptable. Je vous serais reconnaissant de nous donner des devis de monuments de 5 000 à 6 000 F susceptibles d’être acceptés par la commission. »

Le 19 novembre, le maire soumet au conseil plusieurs devis concernant le monument à élever aux Enfants de Sceaux Morts pour la France et indique le montant de la souscription publique: 3 421,50 F. Il rappelle que le 16 juin 1920, le conseil avait choisi d’élever le monument sur le terre-plein de la place de l’Église et avait voté une subvention de 3 000 F portée au budget additionnel de 1921. Le conseil adopte le projet et autorise le maire à passer un marché de gré à gré aussitôt l’autorisation ministérielle obtenue.

Le dossier transmis le 6 décembre 1921, contient le montant de la souscription, le plan de l’emplacement ; les autres pièces sont manquantes. Une note confirme que « la commune a élevé le monument à la mémoire de ses enfants morts pour la France. Le soubassement est l’œuvre d’ouvriers de la commune, camarades de nos défunts et duquel chacun y a contribué pour sa part dans l’ordre et l’économie. Le monument fini et inauguré a la satisfaction du public et des nombreux souscripteurs. En conséquence, je viens vous demander M. le préfet de bien vouloir faire le nécessaire pour nous permettre de régler les travaux… »

Le sous-préfet transmet le courrier au préfet en soulignant que le monument devant être édifié sur un emplacement public, le conseil aurait dû avant de commencer les travaux, soumettre le projet à l’approbation, conformément aux instructions insérées au Recueil n°7 de 1920. Le préfet informe donc le ministère de l’Intérieur que le monument rejeté par la commission spéciale a été exécuté à la satisfaction générale et qu’il est inauguré depuis longtemps.  Le ministère approuve le projet le 4 janvier 1922.

Un traité de gré à gré est passé le 20 janvier 1922 entre le maire et M. Gabriel Binet, entrepreneur à Sceaux-sur-Huisne, qui s’engage à exécuter les travaux d’élévation d’un socle en ciment armé pour la pose d’une statue en fonte bronzée, à fournir une grille de 90 cm de haut pour entourage. Les travaux seront exécutés très rapidement pour une somme de 2 474 F.

L’Ouest-Éclair du 19 août 1921, relate l’inauguration solennelle du monument commémoratif élevé par la commune pour ses habitants morts pour la Patrie, qui a eu lieu le dimanche précédent sous la présidence de M.  Truillet, conseiller général du canton de Tuffé.

À 11 heures, le conseil municipal, la musique, les anciens combattants, les vétérans, les familles des disparus, les enfants des écoles se rendent en cortège au cimetière où sont déposées des gerbes de fleurs et des couronnes. Le maire et un vétéran prononcent des discours.

Ensuite, le cortège va sur la place de l’Église où est érigé le monument. Des gerbes de fleurs offertes par les familles et par les enfants des écoles y sont déposées et une croix de guerre, don des anciens combattants. Le maire donne lecture des 26 noms des braves tombés pour la France. Au cours du grand banquet réunissant les personnalités invitées, les maires des communes environnantes, etc…, une quête au profit des Pupilles des écoles publiques a produit 70,50 F.

Dans l’après-midi : jeux, tombola ; le soir illuminations, belle retraite aux flambeaux et embrasement du monument terminent cette fête du souvenir. (Arch. dép. Sarthe 2 O 340/8)

Le monument étant en mauvais état et les cérémonies trop proches de la route nationale, la municipalité a décidé sa rénovation et son transfert en 2012. (quelques photos bulletin municipal de décembre 2012)

Monument paroissial

Il n’y a pas de monument paroissial dans la commune.

guerre 1870-1871 cimetière

Une tombe française et une tombe allemande où repose un soldat gardent la mémoire des combats de la guerre 1870-1871.

Guerre 1939-1945 sur le monument aux morts

A la mémoire de l’équipage du bombardier B 26

Morts pour notre liberté

never forget

Lors d’une collision avec un autre appareil, l’avion est tombé le 3 août 1944 au lieu-dit Migeloup. Tous les membres de l’équipage ont péri. Cette plaque en leur mémoire, a été posée le 21 juin 2014.