Lavoir du bourg sur la Morte-Parence, au niveau du pont

Le 3 février 1868, l’architecte envoie au préfet, un dossier concernant la construction de trois lavoirs publics, avec un devis de 2 130 F. En juin 1874, le maire demande que la réception provisoire soit définitive « vus les retards pris, dus au malheur de l’invasion puis au biennage pour faire disparaître un haut fond ». 

 

carte postale

La construction de ce premier édifice se réalise sur un terrain communal, dans le lit de la rivière.

En 1922, ce lavoir-abreuvoir est entièrement refait pour 4 500 F. Il a été restauré dans les années 2000.

 

 

 

 

 

Lavoir de Morteveille sortie du bourg, route de Bonnétable

La municipalité fait l’acquisition d’une parcelle de 75 ca, et d’une douve, pour 212 F. Mais des imprévus surviennent pendant la construction : il faut abaisser le radier du pont de la route impériale. Malgré tout, en 1873, elle vote les travaux d’agrandissement et de couverture. En 1877, un barrage sur le ruisseau devient indispensable pour alimenter le lavoir.

Il a été restauré dans les années 2000.

Lavoir sur la Vive-Parence

En 1868, la parcelle de 70 ca, d’une valeur de 35 F, est abandonnée gratuitement par Madame HAMARD pour la construction du troisième lavoir. Il n’existe plus.

Lavoir de Beaufeu

Ce lavoir appartenait à l’origine à la ferme de Beaufeu. Quand la municipalité a réalisé le lotissement, elle a acheté les terrains et le lavoir. Elle l’a alors restauré. Il garde les treuils de son plancher mobile.

 

Animation et restauration

cliché Art’expo2003 Jean-Pierre Milard

Suite à l’exposition de photographies réalisées par l’association « Art’expo », en 2003, la mairie a accordé des subventions pour la restauration des lavoirs privés le long de la Morte-Parence. Vous pourrez les découvrir en flânant le long de la rivière, certains conservant vide-buée, case, tréteau, chaudron.

La réhabilitation de la Grande Rue a donné la priorité à la valorisation du patrimoine naturel et bâti. Ainsi, les lavoirs près de la Morte Parence bénéficient d’un éclairage nocturne. Les deux lavoirs communaux vont être rénovés et un chemin piétonnier va être créé pour accéder à l’exposition sur l’histoire des lavoirs de Savigné, en partenariat avec l’association d’Histoire Locale. (Mairie)

Lors des Journées Européennes du Patrimoine en septembre 2017, les lavoirs ont été mis en avant avec une animation composée d’une conférence, une balade accompagnée des Chemineux et de l’exposition.

Monument aux morts cimetière

La commune de Savigné L’Évêque

A ses enfants morts pour la France 

Cette pyramide de pierre, surmontée d’une croix de guerre sculptée, est surélevée; l’espace est délimité par des obus reliés par une chaîne. La partie entre le socle et le fût est sculptée: d’une part, un tore de feuillage tout autour, d’autre part, un ensemble avec casque, rameau de chêne et olivier, fourragère. Sur la partie basse, neuf plaques individuelles sont fixées.

Les noms et prénoms de 78 soldats sont gravés en lettres dorées, par année, sur deux plaques noires apposées latéralement. La dédicace est, elle, inscrite sur une plaque semblable, en façade. Une plaque triangulaire recueille les noms de 4 victimes de la guerre 1939-1945, une victime en Algérie et une victime en Yougoslavie.

Le 28 novembre 1920, le maire lit la lettre de M. Gaullier, sculpteur au Mans, qui, après être venu à Savigné-l’Évêque examiner les divers emplacements pour élever le monument, retient celui au cimetière et celui sur la place près de l’église. Après délibération, le monument sera placé au cimetière et le terrain nécessaire sera cédé gratuitement par la commune. Le Bureau de Bienfaisance décide d’abandonner son droit des pauvres sur ce terrain concédé à l’érection du monument aux morts de la guerre et à la sépulture des corps qui seront ramenés du front, au pied du monument.

En février 1921, le maire rappelle les décisions prises en novembre et invite le conseil à désigner l’emplacement du monument et à déterminer la quantité de terrain que la commune devra céder gratuitement. Le conseil maintient ses décisions sur l’emplacement et sur la sépulture des victimes de la guerre qui seront rendues et non réclamées par les familles : un terrain de 49  m2 sera pris sur la portion de cimetière réservée aux concessions à perpétuité et les sépultures qui ne sont pas éternelles pour les familles, le seront par les soins et aux frais de la commune.

À la séance suivante, le conseil adopte le projet de M. Gaullier, sculpteur, 112 rue de Flore au Mans. Il inscrit la somme de 9 500F nécessaire à couvrir la dépense prévue, déduction faite des souscriptions reçues. Le devis de 9 200 F, comprend un cube de pierre de Chauvigny, les sculptures de la croix de guerre, du casque et du tore lauriers, la  gravure des noms sur la pierre de la pyramide, la pose, les fondations, la  dalle de fermeture du faux caveau gravée « Pax », l’ anneau de bronze, le transport des obus pour l’entourage, les chaînes, les anneaux pour attacher les chaînes, le dais en maçonnerie pour les obus, la  peinture des chaînes et des obus. Le projet est accepté le 16 août 1921 par la commission spéciale.

 L’Ouest-Éclair du 26 septembre 1921, relate longuement la cérémonie solennelle pour l’inauguration de ce monument commémoratif. À 9 heures, la population, les vétérans, les enfants des écoles, les harmonies musicales, se rassemblent à la mairie pour accueillir le représentant du préfet, le général Vuillemot, commandant le 4e corps qui remettra deux croix de guerre, M. Lebert, sénateur et le général Bunoust. Le cortège se rend à l’église fort bien décorée où l’abbé de Fonceville, ancien aumônier militaire, décoré de la Légion d’honneur, prononce une belle et patriotique allocution. Le vicaire représentant l’évêque, bénit la plaque commémorative apposée dans l’édifice.

Après le service religieux, a lieu au cimetière où il est érigé, l’inauguration du monument, très belle œuvre de M. Gaullier, sculpteur au Mans, portant les noms des 78 habitants de Savigné-l’Évêque tombés pour la patrie. Suivent de très beaux discours. À une heure, un grand banquet de 300 couverts est servi. Au dessert, le sénateur prononce un discours à la mémoire des morts et évoque son soutien aux familles. Il montre l’Allemagne toujours menaçante, jamais désarmée, en face de laquelle doit se faire l’union de tous les Français… Puis, M. Maurel, président du conseil général, fait un éloquent appel à la concorde et aux efforts de tous, pour mener à bien l’œuvre du relèvement national.

Dans l’après-midi, la « Lyre Commerciale » donne un concert au carrefour Saint-Jacques. (Arch. dép. Sarthe 2 O 338/8)

Monument paroissial sur un pilier

Soldats de Savigné l’Évêque

morts pour la France

1914-1918

Priez pour eux

Les noms et prénoms de 79 soldats sont gravés en lettres dorées, par année, sur cette plaque de marbre noir. En face, une autre plaque pour les 4 victimes de la guerre 1939-1945.

Guerre 1870-1871 cimetière et monument aux morts

Cette tombe allemande, conforme à la loi du 4 avril 1873, témoigne des combats de la guerre 1870-71.

Cette plaque, apposée sur le monument aux morts, a été dévoilée lors de la commémoration du 8 mai 2022. Selon l’article du Maine Libre du 16 mai 2022, M. Jacques Mongodin de la section histoire locale du CACS, a expliqué: Lorsque le monument aux morts de Savigné a été érigé, en 1921, leurs restes ont été transférés dans cet ossuaire mais leur présence n’était pas signalée. C’est à présent chose faite. Initialement, ces soldats avaient été enterrés dans le cimetière, dans un petit carré militaire, à côté du carré des soldats prussiens (photo ci-dessus). La plaque a été réalisée en collaboration avec le Souvenir Français et dévoilée par Isabelle Lemeunier, maire de la commune et Pauline Gonsard, maire du conseil municipal jeune.

En 2001, la section histoire locale avait édité une brochure « Savigné dans la tourmente » dans laquelle sont évoqués les combats de janvier 1871 (brochure disponible en mairie: 5 €).

Guerre 1939-1945 rond-point avec la D 20 bis, prendre le chemin de Nuyet

Honneur et Patrie

Dieu notre espoir

France notre devoir

1940-1944

Cette stèle avec une croix sculptée en relief, a été bénie le 15 septembre 1946.