Lavoir du Grand Moulin centre du bourg, route de Soizé

Le 10 novembre 1872, le Conseil municipal doit trouver une solution au manque d’eau du lavoir, suite au tarissement de la source ou à la perte de cette source qui alimente la fontaine, juste au-dessus. Le propriétaire de l’usine dite « le Grand Moulin« , propose de louer à la commune pour dix-huit ans, le droit de conduire l’eau au-dessus du déversoir de l’usine jusque dans le lavoir. Le bail est fixé à 2 F par an.  (Arch. dép. Sarthe, 2 O 331/7)

Lavoir rue de l’Espérance

Ce lavoir construit en contrebas d’un coteau, est alimenté par une source. Deux abris couverts en tuiles se font face, de part et d’autre du bassin maçonné en ciment. Les toitures ont été restaurées en 2012.

Monument aux morts cimetière

Aux enfants de St Ulphace

morts pour la France

1914-1918

Cette pyramide blanche s’élève dans l’allée centrale du cimetière. La dédicace est gravée sur le socle; Le nom d’une victime de la guerre 1939-1945 a été ajouté: Régis DU PLESSIS. Les noms de 25 soldats sont gravés, en lettres dorées, sur une plaque de marbre blanc apposée en façade entre une croix de guerre et une palme en bronze.

 

 

 

Le 9 juin 1920, le conseil municipal décide l’érection d’un monument commémoratif en souvenir des soldats de la commune Morts au Champ d’Honneur au cours de la Grande Guerre et que ce monument sera érigé au cimetière communal. Un comité sera formé pour ouvrir une souscription publique et régler les détails de la construction. Le conseil accepte le projet de M. Foglietti, entrepreneur à La Ferté-Bernard.

Voulant honorer les Morts mais aussi les Survivants ayant pris part à la Grande-Guerre, le conseil sur proposition du maire, décide d’organiser une fête en l’honneur des démobilisés et d’offrir un banquet à tous les braves poilus. Il vote un crédit communal de 3 400F au comité chargé du monument.

Le devis étant de 2 844,20F, les 555,80F restant du crédit communal seront employés à couvrir les frais de la fête des Poilus, avec la souscription publique. Le 11 septembre 1920, le maire adresse une note au Bureau de Bienfaisance car le monument devant être construit dans l’axe transversale des allées du cimetière, c’est-à-dire sur un terrain non destiné aux concessions ni aux fosses communes, le droit des pauvres ne se trouve nullement lésé.

Le 12 octobre, pour la commission spéciale il y a intérêt à placer le monument sur un socle important ou encore sur un tertre gazonné pour que les inscriptions soient placées à la hauteur de l’œil. Le maire réplique au préfet  qu’il n’existe pas d’autre emplacement au cimetière ni ailleurs que celui choisi par le conseil. Toutes les précautions seront prises pour que le monument ait un bel aspect. Sa hauteur de 4 mètres permettra de le voir de loin puisqu’il dépasse beaucoup les murs du cimetière.Les inscriptions seront gravées sur une plaque en marbre blanc encastrée sur le monument avec lettres dorées et placées à hauteur de l’œil . Cette réponse satisfait la commission.

L’Ouest-Éclair du  10 mai annonce l’inauguration du monument aux morts, le dimanche 15 mai 1921 en même temps que la fête des Poilus. Après la messe pour les Poilus et les morts de la guerre à 10h, les autorités seront reçues à midi, puis le monument sera inauguré avant un banquet;  le soir, une grande retraite aux flambeaux sera organisée. (Arch. dép. Sarthe 2 O 331/7)

Monument paroissial nef

Dieu Patrie

Hommage de la paroisse

A ses enfants morts pour la France

1914  1918

Priez Dieu pour eux

Les noms et prénoms de 25 soldats sont gravés en lettres dorées, par année, avec l’indication de leur lieu et la date complète de leur décès, sur cette plaque de marbre noir; une statue de Jeanne d’Arc est proche.