Lavoir Route du Lavoir

Le 10 mai 1873, l’entrepreneur M.René SIMON, dresse le devis des travaux à réaliser pour réparer le lavoir public, sur le Pin, à 1500 m du bourg, sur le chemin vicinal ordinaire St Biez-Mayet. Il prévoit la réparation des murs du bassin de 10 m sur 5 m, le pavage du fond et la construction d’un hangar abritant un des côtés de lavage. Huit poteaux en châtaignier doivent supporter la charpente en chêne et peuplier avec un entourage en voliges de sapin. La toiture demande 3700 ardoises et un madrier de lavage est installé sur deux côtés. Le lavoir n’est pas la seule urgence de la commune. Aux 600 F du lavoir, il faut ajouter 800 F pour la maison d’école. Une partie des 604 F restants de l’indemnité de guerre, et des travaux payés au fur et à mesure des fonds disponibles vont permettre de réaliser ces projets.

Ce lavoir communal est au bord du pré de M. BOULLARD. Cette situation est gênante car elle empêche les laveuses d’accéder aux deux grands côtés du bassin. En 1880, la municipalité va donc échanger 120 m² de terrain communal avec 45 m² du pré autour du lavoir.(Arch.dép.Sarthe, 2 O 271/5; 2 O 271/7)

Les dates des restaurations de 1933 (avec les battoirs) et 1990 sont gravées dans le sol du bâtiment maintenant couvert en tuiles. Le lieu est désormais aménagé en coin de pique-nique.

Monument aux morts place de la mairie

A la mémoire des enfants de St Biez en Belin

morts pour la France

1914-1918

Cette pyramide en granit gris est érigée sur un double emmarchement, dans un espace gravillonné, délimité par une bordure. La dédicace est gravée en façade sous la croix de guerre en bronze. Les noms et prénoms de 17 soldats sont gravés en lettres dorées sur le socle; sur une autre face du socle, les 3 victimes de la guerre 1939-1945 dont le maire qui fut déporté; sur une troisième face, l’inscription rappelant que ce monument fut érigé le 1er octobre 1920, sur l’initiative du conseil municipal avec les noms du maire, de l’adjoint et des conseillers.

 

Le 23 novembre 1919, M. le prince d’A. De Lucinge Faucigny, maire, a l’autorisation du conseil unanime pour demander au préfet de traiter de gré à gré avec un entrepreneur de Monuments publics, pour la fourniture d’un monument à ériger dans la commune à la mémoire des soldats « morts pour la France ». Lors de cette même séance, le conseil unanime reformule sa demande pour les trois plaques commémoratives à apposer à la mairie :

  •  l’une à la mémoire des Morts de la Grande Guerre ;
  •  l’autre en l’honneur du maréchal Foch et des armées de la République (cette phrase a été barrée au crayon par la préfecture)
  •  la troisième en souvenir de Mme la Baronne Dejean, bienfaitrice de la commune.

Le lendemain le maire ajoute deux courriers au préfet à ces délibérations :

  •  il s’est adressé à M. Gourdon, directeur des Marbreries générales, 33 rue Poussin, à Paris, pour qu’il soit versé 1/3 du prix avant la livraison et le reste à la livraison. Cette procédure serait contraire à l’usage, d’après le percepteur d’Écommoy et habituelle pour l’entrepreneur. Pour le préfet, les communes ne peuvent être considérées comme des clients dont il est utile d’exiger une garantie. Le paiement pourra avoir lieu au plus tôt après achèvement de l’entreprise. Puis il rappelle que pour être approuvé, le projet doit comprendre un devis et un dessin du monument, un plan indicatif de l’emplacement et deux exemplaires de la délibération adoptant ce projet et votant les ressources.
  • l’une des plaques sera destinée à honorer le souvenir du maréchal Foch, du Président du Conseil Clémenceau et des armées de la République, conformément aux vœux émis par les chambres dans une de leurs séances. À ce propos, il sollicite le préfet pour connaître la date de cette séance afin de la libeller sur la plaque. La réponse du préfet se référant au « Bulletin de Mobilisation n°4 de 1919 p 34, du ministère de l’Intérieur », est négative.

En février 1920, un devis descriptif de 4 400 F est transmis à la préfecture. L’entreprise s’engage à exécuter un monument tout en granit fin de Bretagne taillé fin avec la face et les côtés polis pour recevoir les inscriptions gravées dans le granit et dorées à l’or fin. La palme et la croix de guerre seront en bronze. Le prix tient compte de tous les frais et risques de transport jusqu’en gare d’Écommoy. Cette fourniture est garantie de solidité absolue pour une durée de dix années.

Pour la commission spéciale, il y aurait intérêt à ce que le tertre en gazon prévu soit assez haut pour que les inscriptions des noms se trouvent à hauteur d’yeux. Il serait désirable au lieu de deux marches en granit sous le dé de la pyramide d’avoir un soubassement en tronc de pyramide.

Le maire rend compte au préfet que :

  • avec le tertre en gazon, le soubassement du monument et la surélévation du terrain au-dessus de la rue, le bas du panneau avec les inscriptions sera à 1,20 m ;
  •  les marches seront remplacées conformément aux observations ;
  •  la Croix latine sera remplacée au sommet de la pyramide par une croix de guerre de même dimension.

La commission adopte le projet mais sur le dernier point, suggère :  sans substitution de la croix de guerre à celle indiquée ou suppression de toute croix au-dessus de la pyramide ; dans ce cas abaisser la croix de guerre gravée. Le 20 août 1920, le ministère de l’Intérieur approuve le projet.

Le 9 octobre 1920, à l’unanimité, le conseil est d’avis d’ériger une grille en fer sur bordure en granit, autour du monument et prie le maire de s’adresser à un serrurier. Un traité de gré à gré de 2 500 F, engage M. Clément Fourmy à fournir et à poser autour du monument, une grille scellée sur des bordures en granit, peinte de deux couches de peinture bronze sur un carré de 3 m de côté. (Arch. dép. SArthe 2 O 271/7)

Monument paroissial

à faire