Depuis 1986, les communes de Montfort-le-Rotrou et Pont-de-Gennes ont été fusionnées et constituent la commune de Montfort-en-Gesnois. Nous avons choisi de séparer les deux communes pour une lecture plus aisée.

Lavoir bord de l'Huisne; contrebas du pont roman

Le 8 octobre 1846, suite à la demande de la municipalité d’établir « un lavoir et un abreuvoir publics, aux abords du pont qui traverse le chemin n°8, Savigné-Bouloire, au moyen d’une souscription volontaire, le préfet réserve son accord: le mur de garde devra mesurer 12m et être maçonné et recouvert des mêmes pierres de taille que le parapet. Une partie de cette plage au bord de l’Huisne est dallée.

L’accès est mieux aménagé et l’entrée du lavoir est élargie en 1860.

Six ans plus tard, le maire expose qu’«un des besoins les plus légitimes et le plus universellement réclamé est l’amélioration du lavoir qui n’est pas couvert». Ces travaux sont réalisés. Six piliers en briques doubles soutiennent une charpente en peuplier, couverte avec des ardoises offertes. Mais en septembre 1866, un propriétaire riverain se plaint et a l’intention d’intenter un procès à la municipalité pour la contraindre à démolir ce lavoir. Le préfet autorise la poursuite en justice.

bateau-lavoir sur l'Huisne

Le lavoir n’a pas été démoli mais en 1935, mais, étant donné qu’il est inutilisable pendant les crues et la sécheresse, la commune s’oriente vers un projet de bateau-lavoir. Elle s’adresse au Génie rural qui en établit gratuitement le plan et le devis et qui paiera le tiers de la dépense estimée à 8 000 F.

La mairie achète 300 F une parcelle de terrain de trois ares destinée à servir de chemin d’accès et de terre-plein, cadastrée B n° 354p, au nord-est du bourg. Le Service hydraulique demande un amarrage renforcé car le bateau-lavoir se trouvant dans un coude de l’Huisne, il se trouve trop exposé. Un garage devra aussi être creusé dans la rive pour l’abriter lors des crues et en permettre l’entretien.

 

C’est un bâtiment de 7 m de côté constitué d’une ossature en chêne recevant un plancher en sapin. Trois poteaux centraux supportent une charpente couverte en dalles de fibrociment type Eternit de deux couleurs : gris clair et vert. Ces dalles proviennent du dépositaire Lepeltier Drouard au Mans. Deux côtés sont fermés par un voligeage en sapin. Deux côtés reçoivent une planche à laver en hêtre et les boîtes à laver en sapin sont fixées sur le plancher. Un cabinet, clos de planches et couvert en tôles, est ajouté. Les travaux sont réalisés en 1937, par l’entreprise LEFEUVRE de Pont-de-Gennes.

Le lavoir et le bateau-lavoir sont réparés en 1950 par la même entreprise pour 58 905 F. (Arch. dép. Sarthe, 2 0 242/7; 135 AC 95 et archives municipales: Pont-de-Gennes 5 M 14)

lavoir de la Pécardière

                                                                        

En 1947, un lavoir communal, pour les habitants de la Pécardière et ceux de Montfort, est établi au bord de l’Huisne, là où existait un lavoir primitif couvert en tôles, sur la propriété de M. le Marquis de NICOLAY. Les frais d’un montant de 95 520 F en sont supportés par moitié par les deux communes. C’est un lavoir mobile couvert en tôles ondulées de fibrociment, solidement ancré avec une batterie de poteaux en acacia et six poteaux de 4m avec des ferrures à quatre branches, tous enfoncés au pilon. Il est clos d’un bardage en sapin peint au carbonyle. Les vieux ponts sont retirés de la rivière.

(Archives municipales Montfort-le-Rotrou 5 M 8)  Ce lavoir n’existe plus.

Monument aux morts place de la Libération

A la mémoire des soldats de Pont-de-Gennes

morts pour la Patrie

1914-1918

 

Ce monument récent est constitué de trois éléments en pierre sur lesquels ont été fixées des plaques en marbre. D’un côté, les noms et prénoms de 21 soldats de la guerre 1914-1918 avec la date complète de leur décès et de l’autre, la fin de la liste des disparus de 1914-1918 (6 au total) suivie des 9 victimes de la guerre 1939-1945. Cinq marches accèdent à la partie centrale où la sculpture d’un coq victorieux ouvre sur la place.

Le 20 octobre 1920, le maire soumet les plans et devis du monument à ériger dans le cimetière par M. Fonteix, entrepreneur à Connerré. Le monument sera élevé en se servant de la croix, située dans l’allée principale, près de la tombe militaire, face à l’entrée du cimetière et en utilisant la plaque de marbre (1,30m par 0,65m) achetée par souscription publique. Le 27 octobre, le Bureau de bienfaisance décide d’abandonner ses droits pour une concession perpétuelle accordée pour l’inhumation des corps des soldats ramenés du front.

Le 16 novembre, la commission spéciale juge ce projet inacceptable ; conception incompréhensible ; résultat esthétique très mauvais. Elle conseille d’étudier un monument très simple sans utiliser la croix du cimetière. L’utilisation de la plaque crée déjà des difficultés. Le 3 décembre, la municipalité, à l’unanimité, proteste contre la réponse de la commission spéciale. Le projet sera maintenu et exécuté. Aucun emplacement ne convient dans le cimetière sauf sur la croix. Aucun habitant de la commune n’a protesté. Le préfet refuse d’approuver le projet vues les remarques désobligeantes contenues dans la délibération du 3 décembre !

Le 16 février 1921, le conseil examine à nouveau le projet. Il considère que cet emplacement est le seul utilisable au cimetière, qu’il est central et voisin de la tombe militaire de 1870, que la forme adoptée permet l’utilisation de la plaque de marbre où sont gravés les noms et satisfait pleinement l’unanimité du conseil municipal. Il maintient donc ce projet.

Le 15 mars 1921, la commission maintient intégralement son avis du 16 novembre 1920 !

Le conseil décide à l’unanimité de s’en tenir au projet actuel !

Pourtant, lors de la séance du 12 septembre 1921, le conseil revenant sur sa décision vote à la majorité, l’érection d’un monument sur le Champ de Foire, au bout des rangées d’acacias vers les tilleuls, dans l’angle formé par la rue allant à la mairie avec la diagonale allant au quinconce.

Ce monument comprendra une pyramide tronquée et supportera sur une de ses faces la plaque du cimetière. Les autres faces seront garnies sobrement d’emblèmes et d’attributs. L’entourage sera formé de chaînes suspendues aux 4 angles par des piliers surmontés de torches et supportées en leur milieu par des obus. Les piliers seront montés sur des dés en ciment de même que les obus. Tous les frais seront prélevés sur le budget additionnel, sans aide de l’État.

Sur le plan du 12 novembre, le monument apparait sur le Champ de Foire, à l’angle des rues de La Ferté et de l’Écu, cadastré 727 section A. Pour la commission, le monument proposé n’a aucun caractère artistique ; la partie du bas est particulièrement mauvaise et demande un nouveau projet.

 Le 1er juin 1922, le maire envoie au préfet le Mémoire des travaux exécutés par Félix Simonetti, cimentier à Connerré, pour l’érection d’un monument. La facture de 2 339,05F comprend :

  • le monument en béton de ciment granité avec attribut croix de guerre
  • une marche tout autour -dès sous les 8 obus
  • un trottoir et des bordures
  • pose des plaques
  • chaîne d’entourage

Le préfet n’approuve pas du tout que le maire ait fait procéder aux travaux entièrement achevés à l’heure actuelle et laisse le soin au ministère de l’Intérieur d’apprécier la suite dont la demande d’approbation est susceptible. (Arch. dép. Sarthe 2 O 242/7)

Monument paroissial nef

La paroisse de Pont-de-Gennes

A ses braves enfants morts pour la France

Qu’ils revivent glorieux dans le Ciel

Les noms et prénoms de 25 soldats dont 2 disparus, sont gravés en couleur, par année, avec la date complète de leur décès sur cette plaque de marbre veiné gris avec un décor en couleur.

Guerre 1870-1871 cimetière

A la mémoire des soldats

morts pendant la guerre 1870-1871

Priez Dieu pour eux

Dans une tombe conforme à la loi de 1873, s’élève un monument pyramidal sur une base carrée. La dédicace est gravée dans la pierre calcaire.

Guerre 1870-1871 route de Pont-de-Gennes à Connerré D 119

A la mémoire des marins

Priez pour eux

Cette croix est érigée à l’endroit où reposaient 9 fusiliers marins du 5e bataillon (21e C.A.) tués le soir du 11 janvier 1871. Les corps ont été transférés au cimetière en 1877. (annexes p 74-95, Stéphane Tison Guerre, mémoire et traumatisme. Comment Champenois et Sarthois sont-ils sortis de la guerre? 1870-1871, thèse nouveau régime, sous la direction d’4elisabeth du Réau, Paris3 Sorbonne Nouvelle, soutenue le 5 janvier 2002).