Lavoir

Le 8 août 1836, la municipalité alloue les 348,78 F nécessaires aux réparations du bassin de lavoir : « ce serait un grand avantage pour les pauvres de cette commune attendu que ne possédant aucun réservoir ni lavoir pour blanchir leur linge et effets ils pourraient se rendre à ce réservoir communal ».

Le rapport de l’agent-voyer de juin 1901, lors du projet de lavoir couvert, précise :

« le terrain est situé à cent mètres de la place principale. Sur ce terrain, un bassin est alimenté par les eaux des sources qui prennent naissance sur le sol. Le bassin actuel peut recevoir vingt laveuses de rang, lesquelles seront abritées par une construction close sur trois faces et couverte. De plus, ce même bassin pourra recevoir vingt laveuses sur le côté opposé qui seront exposées aux intempéries de saison ».

Le préfet en autorise la construction dans le pré de la Grande Vallée, B n° 384, d’après le devis de 2 136,73 F auquel s’ajoutent les 800 F du terrain. Les murs en moellons de grès de pays à la base, surmontés d’un voligeage en sapin sur les trois faces, soutiennent une toiture, en chêne et peuplier, couverte en «ardoises modernes». Le charpentier pose deux portes à deux vantaux d’une largeur suffisante au passage des brouettes. Il installe aussi des tréteaux pour déposer le linge lavé qui s’égoutte sur un sol pavé en briques brutes de pays. Un peu plus tard, des cabinets d’aisances, un séchoir ainsi qu’une échelle et une perche de sauvetage sont ajoutés. Si les travaux se font en deux étapes c’est que le budget communal de 1901 est nettement insuffisant, il manque 300F. La réception définitive a lieu le 14 août 1903.

Vingt ans plus tard, quand des réparations au lavoir s’avèrent nécessaires, elles sont d’abord confiées à l’adjoint, entrepreneur en maçonnerie à Melleray mais face à son refus, par trois fois, d’exécuter les travaux, ceux-ci sont confiés au cimentier de Vibraye pour un coût de 832 F. (Arch. dép. Sarthe, 2 O 194/7)

Le lavoir a été détruit dans les années 1990.