Lavoir Carrefour des routes de VAAS et des Tuileries ; contrebas du pont

Le 6 juin 1886, le maire déclare que « le lavoir public situé à l’Arche, près du bourg, est dans le plus mauvais état possible, qu’il est très urgent de le refaire et d’y établir une charpente pour le couvrir ». Le Conseil municipal approuve le devis de l’agent-voyer pour établir le lavoir sur les Profonds de Vaux, à l’Arche. Les travaux estimés 600 F, reçoivent un secours départemental de 50 Fet sept peupliers de la Chaumine sont vendus 6 F. Mais surtout, du journalier, en passant par les tonneliers, le boulanger, les charrons, le forgeron, les bouilleurs, le prêtre, le cordonnier, le cantonnier, le maréchal, le bijoutier, le menuisier, le couvreur, le maçon, le sabotier, des propriétaires et cultivateurs, ce sont les villageois qui participent à la construction du lavoir. Cinquante-quatre personnes donnent une somme de 185 F et vingt-deux souscrivent en nature pour 215 F. Grâce au registre méticuleusement tenu, nous savons que les souscripteurs ont charroyé des moellons de la carrière des Landes de Lavernat, 1400 briques belges fabriquées à Vouvray, du sable des carrières de Vaas, de la chaux hydraulique de Chahaignes et 2000 ardoises du dépôt de Château-du Loir. Cinq  peupliers seront donnés pour la charpente et les planches. Les travaux sont terminés à la fin de novembre. (Arch. dép. Sarthe, 2O 174/7)

Nous ne pouvons pas dire qu’il est dans « le plus mauvais état possible» mais il nécessite des étais pour éviter une dégradation rapide.