Lavoir

D’après la mairie, il n’y a pas eu de lavoir communal, seulement une série de petits lavoirs privés sur la Sarthe, dans le quartier du Bourg Neuf.

Certains de ces lavoirs ont été bien conservés.

Monument aux morts Place Pasteur

La ville de Fresnay-sur-Sarthe

A ses enfants morts pour la France

1914   1918

Ce monument a été déplacé de la place de l’église vers la place Pasteur en 1989. En granit gris avec quatre colonnes en granit rose, il est surmonté d’une sculpture de soldat regardant au loin, les bras croisés, du blé et des outils à ses pieds; œuvre de François Cogné. Sur le socle, sont gravés dans le granit, la dédicace en façade, les noms et prénoms de 79 soldats par ordre alphabétique, sur deux faces et sur la quatrième face, les noms de 32 soldats et d’une infirmière (appartenant à Fresnay par leurs familles).

En haut du socle, la croix de guerre en façade, des croix de Genève latéralement et l’écusson de la ville à l’arrière ont été sculptés dans le granit, de même que la date à la base, en façade. Deux plaques ont été ajoutées et fixées sur la base, pour 7 victimes de la guerre 1939-1945 et 3 victimes T C O.

 

Le10 juillet 1919, le conseil municipal, certain d’exprimer le vœu unanime de toute la population de cette ville, a décidé qu’un monument serait élevé, sur la nouvelle place, à la mémoire des glorieux Enfants de Fresnay-sur-Sarthe morts pour la défense du sol sacré de la Patrie. Nous devons laisser aux générations futures le souvenir impérissable du sublime sacrifice consenti par tous ces braves pour nous préserver de l’invasion et de la domination d’un peuple rapace et avide de pillages, explique la lettre adressée aux habitants. Ayant décidé d’inscrire au budget communal une première subvention de 4 000F et d’ouvrir une souscription publique, les membres du Conseil municipal  accompagnés d’un Mutilé de la guerre, se rendront à domicile pour y recueillir la participation que chacun de nos Concitoyens se fera une obligation de consentir

Une seconde lettre Aux habitants de Fresnay, explique que la ville n’a pas encore de monument aux morts, alors que dans la plupart des communes, même les plus petites, la gratitude de la Nation a déjà rempli son devoir de piété. La raison de ce retard, nous avons vu grand. L’emplacement, la nouvelle place de la République, sera bientôt prêt. Le monument y sera érigé en 1922 et le conseil lance un nouvel appel aux dons.

Le 10 septembre 1922, Pierre Le Feuvre, sculpteur au Mans, s’adresse au maire, lui rappelant qu’il a exécuté le monument élevé dans l’église et qu’il lui a adressé le modèle 1/2 exécution de la Piéta. Il se rappelle à son souvenir et fait offres de ses services pour exécuter le monument de la ville suivant la somme dont il peut disposer. Neuf jours plus tard, suite à la réponse lui indiquant la somme disponible, il adresse trois projets esquissés, en pierre de Lavoux et de Lorraine, même s’il n’a pas l’emplacement, ni la grandeur de terrain, ni le nombre de noms. Il invite le maire à aller voir le monument qu’il a réalisé à Sainte-Jamme avec des bronzes réalisés par la maison Chappée ou celui de Saint-Jean-d’Assé, en pierre de Lavoux.

Le 23 mars 1923, le conseil municipal délibère pour choisir un projet de monument vu que la nouvelle place est dégagée et aménagée. Le choix, à bulletin secret, entre les devis présentés par MM Bazin et Christophe, retient à l’unanimité moins une voix, celui de M. Bazin (34 000F).

Celui-ci, entrepreneur à Laval, s’engage à livrer un monument en granit blanc de Vire avec quatre colonnes en granit rose poli ; les inscriptions seront gravées sur les quatre faces préalablement polies sur les côtés du socle. Le 1er soubassement sera de 2,50m sur 2,50m ; le 2eme de 2m sur 2m et le dernier avec la palme de 1,50m sur 1,50m. La corniche portera la croix de guerre sur la face principale, 2 croix de Genève sur les côtés et l’écusson de la ville de Fresnay sur la face arrière ; le tout sculpté dans le granit. La hauteur sans la statue sera de 3,60m. La statue en marbre blanc de Carrare du sculpteur Cogné (n°872 du catalogue du Val d’Osne) aura 2,20m de hauteur. Les inscriptions des 90 noms et prénoms seront gravées et dorées. (Le maire corrigera le 17 août : 91 combattants nés ou résidant dans la commune) Les fondations sont à la charge de l’entrepreneur. Ce devis tenant compte des modifications demandées, s’élève à 38 500F.

Le 30 avril, le même Le Feuvre s’adresse à nouveau au maire et regrette la décision du choix de Bazin et de ne pas avoir fait de projet en granit. A cette même date, la société des marbres de Carrare s’adresse à la marbrerie Bazin lui indiquant qu’elle maintient de prix de 6 000F pour la statue du Poilu mais ne comprend pas la demande de maquette.

Le 9 juin 1923, pour faire face à cette dépense, le conseil municipal décide de compléter les 26 256,30F de souscriptions en versant 12 000F du budget communal et  demande une subvention d’État. Le maire remercie chaleureusement la population et les généreux souscripteurs. Le projet reçoit l’approbation du préfet. Le 15 juin, il est convenu avec M Bazin que la statue venant d’Italie serait retouchée par M. Cogné statuaire et qu’elle porterait sa signature.

Le projet reçoit l’approbation du préfet en août 1923.

 En novembre, le maire rappelle que d’après le préfet, il serait souhaitable de faire le soubassement du trottoir et la pose de la grille en même temps que le monument, pour une meilleure solidité de toute la masse. D’après l’agent-voyer, la nouvelle étude de M. Bazin s’élève à 8 000F:

  • Lucien Pastoureau, granitier à Alençon pour fournir les pierres de taille en granit d’Alençon, pour entourer le monument : 3 244, 80F
  • Jules Roulin, entrepreneur de travaux publics à Fresnay-sur-Sarthe, pour entourer le monument conformément au devis de l’agent-voyer du 15 novembre 1920 ; soit 1 732,60F.
  • Blot-Galland, constructeur à Tournus (Saône et Loire) pour exécuter et poser la grille en fer plein : 2 232F.

Le 29 mars 1924, le maire informe le conseil que les travaux sont en cours mais qu’un imprévu se présente : le monument est trop lourd pour le terrain friable et meuble. L’agent-voyer suggère de consolider la base avec du béton et du gravier et de construire un plateau en béton armé, soit un supplément de 1 800F. Le conseil demande une subvention d’État. (Arch. dép. Sarthe 2 O 140/9)

Le journal Le Vétéran d’août 1924, rend compte de l’inauguration du monument aux morts de Fresnay, situé place de la république, qui a eu lieu le dimanche 27 juillet 1924. Son soubassement de granit, est surmonté de la statue en marbre de carrare d’un soldat qui, les bras croisés, a une attitude fière et résolue, dénuée de toute bravade; à côté de lui se voient une enclume, une roue dentée et un marteau. Il est impossible de rêver décoration plus accomplie que celle revêtue par la ville de Fresnay et de la façon la plus heureuse, depuis l’église avec sa grille jusqu’aux plus humbles maisons, tous les habitants avaient rivalisé de zèle et d’entrain pour donner à la petite ville un aspect des plus décoratifs. Au dessous du cadran de l’église se détachait en lettres d’argent sur un large écusson rouge, cette inscription: « Ils ont donné leur vie pour Dieu, pour la France, pour l’Humanité ».

Cette journée a débuté au cimetière puis messe avec bénédiction du monument par Mgr Lepeltier. Parmi les allocutions, celle du secrétaire général de la société des vétérans des armées de terre et de mer: […] Aussi êtes-vous venus nombreux autour de ce beau monument qui rappelle les noms glorieux de nos 112 héros pour témoigner votre profonde gratitude à ceux qui ont fait pour vous le sacrifice de leur vie. Pendant plus de quatre années, ils ont lutté, ils ont souffert et ils sont morts pour que la France vive! Ne l’oublions jamais! Par leur courage et  leur ténacité, ils ont vaincu le plus redoutable de nos ennemis, surpassant les exploits des compagnons de Jeanne d’Arc et des « Grognards » de Napoléon et incarnat le type immortel du soldat français en ce « Poilu » dont la fière silhouette se dresse au sommet de ce monument. Un banquet de 150 couverts avec l’ensemble des personnalités fut servi ensuite. L’inauguration eut lieu à 3h30 au milieu d’une foule recueillie.

 

Dans le cimetière, un carré militaire regroupe 7 croix blanches.

Monument paroissial nef

Aux soldats de Fresnay

Morts pour la France

Grande-Guerre

Sur une grande plaque de marbre rose, sur trois colonnes avec un récapitulatif en fin de liste, s’égrènent les noms et prénoms de 78 soldats, par année, en indiquant aussi le mois et le jour du décès et l’âge du défunt. Deux croix de guerre en bronze sont suspendues. Un encadrement très ouvragé avec une Piéta à l’avant met en valeur ce monument. Selon les archives du monument communal, M. Le Feuvre du Mans a réalisé ce monument paroissial.

 

1914   Emile BERTIAU, Paul LEVEN, Fernand PERRET, Louis LEGUY, Georges LAURELLE, Henri DESOBRY, Louis LEROUX, Raymond VAILLANT, Louis PETIOT, Paul AUNEAU, Elie FRETTE, Emile CHEMIRAIS

1915   Eugène BADIN, Armand COMPAIN, Abel ODILLARD, Robert BOURILLON, Louis VIEL, Michel MENARD, Jules GORJU, Paul SEGUIN, Eugène DUVAL, Henri PERALTA, Constant GALPIN, Fernand GAYET, Pierre LIGNEUL, Alfred DEZALAY, Marcel TERRIERE, Victor INCHAUSPE, Léon ROULLEE, Ernest LEBOUCHER, Hippolyte BOUILLIE

1916   Louis PEZARD, Louis BELIN, Maurice CHAMPION, Georges AMAND, Alphonse GRIFFATON, Albert EMERY, Maurice DUNAND, Hippolyte CRYE, Henri ROHE, Albert GIBON, Ernest VOISIN, Paul CARRE, Marcel FRANCOIS, Pierre HEURTEBISE,Auguste DAVOUST, Emile BRETEAU, François TOUCHARD, Eugène LEMESLE, Alphonse BELLANGER, Georges LALOUE

1917   Edmond MARCHAND, Marcel BILLON, Louis SUHARD, Louis BESNARD, Joseph RIBOT, Joseph MEUNIER

1918   Georges RUEL, André PAVARD, Adolphe BESLIN, Albert BRETEAU, Julien TROUSSARD, Robert DESNOS, Pierre LEGENDRE, Lucien GESLIN, Albert EDON, Maurice RICORDEAU, Baptiste HOUDOUX, André CORBIN, Alexandre BELLENFANT, Maurice ETOC, Louis ROUSSEAU, Georges CHEDOR, Firmin TETU

1919  Léon RUEL, Henri GOMER

Guerre 1870-1871 cimetière

Dans ce cimetière, nous ne trouvons pas la tombe classique avec l’indication 1870-71 mais, sur cette croix du carré militaire, la référence à un soldat allemand inconnu mort lors de cette guerre.

Guerre 1939-1945 rue Hochin

Cette plaque de rue en hommage à un membre du réseau de Résistance est au centre de la ville, tout près de l’église.