Lavoir du bourg Rue des Tavernes

En février 1877, le Conseil municipal reprend la discussion commencée dix ans plus tôt sur la construction d’un lavoir public couvert sur la Gée dans le jardin de l’école, près de la buanderie. Un seul problème, l’hiver c’est impossible car l’eau est trop haute et l’été c’est impossible car il manque d’eau ! Un nouveau projet est donc envisagé, non pas sur le cours naturel de la Gée mais sur la dérivation qui amène l’eau au moulin du bourg, près du pont construit au passage du chemin Crannes-Le Mans. (Arch. dép. Sarthe, 2 O 107/7)

Depuis les journées du patrimoine en 2002, à l’initiative de Madame ISAMBERT, maire de la commune, le lavoir est à nouveau animé. Moyennant une petite obole, Eugénie et Augustine vous parlent, en patois, de la vie qui passe et la fontaine vous conte la fable « Le corbeau et le renard ».

Monument aux morts près du cimetière

La commune de Crannes

à ses enfants

morts pour la France

1914-1918 

Ce monument est dans l’enclos de la chapelle Notre-Dame-de-La-Pitié-Dieu de Crannes-en-Champagne, attenant au cimetière. Sur une grande plaque noire, fixée sur la façade de la pyramide, figurent les noms gravés en lettres dorées de 29 soldats, inscrits par année, en commençant par les gradés. Latéralement, deux plaques: une pour 1939-1940 avec deux soldats et une pour l’Indochine avec un soldat.

 

 

 

 

 

Le 28 décembre 1919, le maire expose au conseil municipal que les habitants souhaitent qu’une souscription soit faite pour ériger un monument à la mémoire des soldats morts pour la défense de la Patrie et la liberté. Le conseil choisira l’emplacement.  Considérant que la commune de Crannes a été une des plus éprouvée par le nombre de ses enfants morts pour la France, considérant aussi qu’il ne devait pas se dérober au devoir sacré qu’il avait d’honorer et perpétuer le souvenir de ses glorieux morts en leur élevant un monument qui rappelle aux générations futures la reconnaissance qu’elles doivent à leurs ancêtres, Le maire demande qu’un comité organise la quête à domicile. En janvier 1920, 1 800 F sont collectés. Le 12 mars 1920, le projet de M. Gaullier, sculpteur, est accepté par les instances administratives. (Arch. dép. Sarthe 2 O 107/7)

monument paroissial nef de l'église

Une plaque et un vitrail prennent place dans la nef pour rendre hommage aux victimes des guerres.

La paroisse de Crannes

  à ses enfants morts pour la France

Sur cette plaque en marbre noir, les noms de 30 soldats sont gravés par année, en commençant par les gradés, sur deux colonnes. Suivent les noms de deux soldats de la guerre 1939-1945 et une citation de Péguy:

Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu

Et les pauvres honneurs des maisons paternelles

Car elles sont l’image et le commencement

Et le corps et l’essai de la maison de DIEU. 

Ce monument paroissial a été offert par Madame Paul Gadois alors que L. Vavasseur était curé de cette paroisse. Une petite plaque noire fixée à côté rend hommage à Georges Marais mort à Dien Bien Phu le 8 mai 1954.

Pour Dieu et pour la France

Ce vitrail est un don des familles Marin et Drouard et a été réalisé par l’atelier  Morin-Chappée-Echivard du Mans, atelier qui est aussi l’auteur du vitrail de Jeanne d’Arc à la cathédrale. Albert Echivard s’est formé au métier de maître verrier; Julien Chappée, héritier de la fonderie a une passion pour la peinture et rencontre à Paris Henri Morin, dessinateur. Ils s’allient pour former un atelier: Morin réalisant les cartons, Echivard s’occupant de la partie technique (coupe du verre, cuisson, mise en plomb) et Chappée la peinture sur verre. Albert Echivard a un fils, Maxime, promis à un brillant avenir de maître verrier. Lors de la guerre 1914-1918, celui-ci s’engage dans le 117e R.I. et est tué en octobre 1914. Très marqué par cette épreuve, Albert Echivard va représenter la fiancée de son fils , sous les traits de Jeanne d’Arc, aux côtés d’un poilu qui pourrait être Maxime.