Lavoir Route de La Bruère, chemin du cimetière

Une curieuse et imposante charpente couverte en ardoises enjambe le ruisseau de Chefdeville et abrite entièrement le bassin aménagé de deux côtés de lavage. Les pièces de bois de cette charpente n’ont pas été débitées en scierie mais sont tirées dans le fil du bois, ce qui peut faire penser à un ouvrage de la première moitié du XIXe siècle. Les poteaux de soutien raccourcis évoquent une récupération suite à la démolition d’un bâtiment. Le lavoir figure au plan cadastral de 1947.

N’hésitez pas à vous rendre sur le blog de l’artiste Yves de Saint Jean pour lire son article sur le lavoir et apprécier ses aquarelles sur le patrimoine rural.

Monument aux morts place de l'église

 À la glorieuse mémoire

des enfants de Chenu

morts pour la France

1914-1918 

Dans un espace délimité et fleuri, s’élève une pyramide en pierre où figure sous la croix de guerre, un profil de soldat sculpté, un rameau d’olivier en arrière-plan. Sur deux autres faces, les noms des 30 soldats de 1914-1918, 2 de 1939-1945 et 1 de l’Afrique du Nord sont gravés sur des plaques de marbre noir ; sur la troisième, ce sont 15 noms pour la guerre 1870-1871.

Dès le 15 septembre 1919, le maire demande une subvention aux Beaux-arts pour élever un monument et envoie le dossier préparé par M. Pichard, agent-voyer du Lude. Le premier souhait de la municipalité est de le placer aux abords de la mairie. Le monument, dessiné par Antoine BOFF, sculpteur à Château-du-Loir, coûtera 3 000F.

Le sculpteur prévoit une pyramide quadrangulaire tronquée en pierre de Lavoux, de 3m de haut, installée sur une base carrée de 2,40m de côté et des fondations sur un mètre de profondeur ; le tout en béton. Il ajoute une surélévation de 40cm, en moellons. Il sculpte une palme pour encadrer la plaque de marbre noir sur le socle et une tête de Poilu sur le tronc encadré de laurier et il ajoute la croix de guerre. Il réalise aussi la gravure des lettres en caractères dits officiels dorées sur des plaques en marbre noir, sur les côtés.

Pour financer ce projet de 3 000F, la municipalité emploie les 2 000F de souscription, complète avec des crédits de 200F puis de 700F et demande une subvention de 100F. Demande à laquelle le préfet répond que toute subvention étant subordonnée au mérite artistique de l’œuvre qui en est l’objet et que, au cas où la participation de l’État est décidée, la subvention peut atteindre le vingtième de la dépense totale. Et il n’autorise le projet que si le dossier est complet.

Les familles des soldats morts s’impatientent de voir le monument. Pour faire avancer les choses plus rapidement, le maire demande au préfet s’il faut abandonner la demande de subvention. De plus, la commission émet des réserves sur l’emplacement car sur le côté gauche les noms gravés seront masqués par un mur de clôture. Finalement, à la séance du 10 janvier 1921, la municipalité annule sa décision de le mettre aux abords de la mairie et projette la création d’une place publique près de l’église pour y élever le monument. L’agent-voyer modifie le plan : le projet est représenté par un petit carré sur la Place Publique, devant l’église. La commission demande alors de surélever le monument de 50cm. (Arch. dép. Sarthe 2 O 77/7)

Monument paroissial

Aux enfants de Chenu

morts pour la France

1870-1871

1914-1918

Priez pour eux

Sur une simple plaque noire, les noms des 15 soldats de 1871 et les 30 soldats de 1914-1918 sont gravés en lettres dorées.