Lavoir

Rien n’indique la présence d’un lavoir communal dans ce village, ainsi que le confirme l’employé aux espaces verts.

Monument aux morts près de l'église

Chaufour notre Dame à ses enfants morts pour la France

Ils ont donné leur vie pour sauver leur peuple

 Que leur nom soit glorifié à jamais

Spes Illorum Immortalitate Plena Est SAR III 4 

Face à la porte principale de l’église, sur un espace délimité et fleuri, s’élève un monument en granit surmonté d’une croix simplifiée et sculptée. Latéralement, sur un cartouche en creux, les noms des 20 soldats de la guerre 1914-1918 sont inscrits en noir; vers l’église, la dédicace particulière puis les noms de 2 victimes de la guerre 1939-1945 ( E. HERRAULT  et L. COSNET) et une victime en 1961 en Algérie  (A. CHOPLIN); à l’arrière, les 3 noms des soldats de la guerre 1870-1871 et un soldat de l’Armée belge en 1918.

Peu après la cessation des hostilités, les habitants de Chaufour-Notre-Dame eurent la pensée d’élever un monument de leur reconnaissance, à la mémoire des enfants de la commune morts pour la France. Sur l’invitation du maire, les représentants des familles des morts, les vétérans de 1870, M. le curé, les membres du Conseil municipal se réunirent et décidèrent que ce monument serait élevé, à l’aide d’une souscription générale et nommèrent une commission pour choisir l’emplacement. C’est le cimetière, dans la partie qui faisait face à l’église, qui fut choisit. (le cimetière était encore autour de l’église) M. le maire assisté de MM. le comte Celier et René Bouvet, conseillers municipaux et Julien Guerrier, vétéran de 1870, se chargèrent de recueillir à domicile les fonds.

Le plan de ce monument fut confié à M. Leroux, architecte diplômé du gouvernement au Mans. Il a été approuvé par M. Le président de la République le 5 août 1920 et exécuté par M. Adelisse, maître carrier à Louvigné-du-Désert (Ille et Vilaine). La mise en place a été faite par M. Dubois, maître maçon à Chaufour. Ce monument est une stèle en granit, surmontée d’une croix et reposant sur un socle, le tout mesurant 3 m 10 de hauteur et 1 m 40 à la base. Les cinq blocs de granit qui le composent pèsent 5760 kilos. Ce poids est supporté par un massif de béton de chaux hydraulique et ciment, de 0 m 40 d’épaisseur.

Les dépenses relatives au plan et à l’exécution du monument et à son transport à Chaufour (4 468,70 F), à sa mise en place (689,65 F); au déplacement de la croix boissée (42,65 F) et à l’enlèvement de deux tombes de la famille Georges (56 F) se sont élevées au total à 5 257 F. Elles ont été couvertes par une souscription généreuse et tellement unanime des habitants de la commune, que la liste qui en est rapportée ci-après, en suivant l’ordre des lieux-dits, semble être une sorte de recensement de la population.

Sur les 607 habitants, 391 personnes ont souscrit pour une somme de 4 224 F (sommes versées allant de 0,25 F à 500 F) auxquelles il faut ajouter 18 propriétaires non résidant pour 304 F et des recettes diverses (642 F) dont une quête à l’église le 27 juillet 1919 à l’occasion d’un service pour les victimes de la guerre et de la fête de la Reconnaissance des enfants de France (118 F), une vente de violettes (24,25 F), une vente de bois abattu (37,50 F).

Lors de sa réunion du 1er février 1920, le conseil municipal vote 100 F de subvention et demande une aide de l’État. Le 13 juin, n’ayant pas cette aide, il vote un crédit de 707,25 F.

La liste des 20 noms gravés sur le monument est jugée incomplète et 8 noms supplémentaires de soldats originaires de la commune ( Julien JANVIER, Louis DENIER, Louis PAPIN, Joseph POMMIER, François GROUARD, Marcel CHOPLAIN, Joseph BARRE, Henri GAUTIER) seront aussi appelés lors de l‘inauguration du dimanche 21 novembre 1920. La plaque de l’église sera bénie et inaugurée en même temps.

A cette même période, le conseil municipal discute du changement de nom de la commune. En effet, pour le courrier postal, 7 localités portent le nom de Chaufour avec ou sans compléments; cette synonymie et cette ressemblance représentent un inconvénient aussi bien, pour les correspondances particulières qu’officielles. Ainsi, un dossier militaire concernant un soldat de Chauffour (Eure et Loir) est arrivé en Sarthe et des erreurs sont fréquentes avec Echauffour (Orne). C’est ainsi, qu’après discussion de l’ajout possible, le conseil choisit « Notre-Dame » (vocable de l’église).

(Archives communales: livret édité chez Monnoyer en 1920 « A la mémoire des enfants de Chaufour-Notre-Dame morts pour la France 1870-1871, 1914-1920 » et délibérations du conseil municipal)

Monument paroissial haut de la nef

A la mémoire

des soldats de la paroisse de Chaufour Notre Dame

morts pour la France

Ils sont morts pour nous Prions pour eux

Sur cette plaque simple, sont inscrits les noms de 21 soldats, par année, pour la guerre 1914-1918, 3 noms pour 1870-1871 et 2 noms pour 1939-1945. Une petite plaque a été ajoutée pour l’Algérie. Les noms sont identiques à ceux du monument aux morts.

Afin de perpétuer le souvenir de leurs fils, de leurs frères, de leurs amis, dans l’Assemblée des Fidèles, et d’attirer plus particulièrement sur eux les prières de la religion et la miséricorde de Dieu, plusieurs membres des familles de soldats morts et plusieurs de leurs amis, ont désiré qu’il fut posé, en face de la chaire, dans l’église même de Chaufour, où la plupart d’entre eux ont été baptisés et ont fait leur première communion, une plaque commémorative, sur laquelle leurs noms seraient rappelés, comme sur le monument du cimetière. Les noms sont surmontés d’une croix et d’une dédicace et suivis d’un appel à la prière. Les frais de fourniture, gravure et pose de cette plaque élevée par M. Jules Beaufreton ont été de 560 F. Pour cette souscription, 23 personnes ont donné pour une somme de 560 F (Archives municipales: livret édité chez Monnoyer en 1920)