Lavoir Rue du Lavoir

Enserré entre des murs, en contrebas de la rue principale, le lavoir d’Asnières est niché derrière la fontaine Saint-Aldric. C’est au IXe siècle qu’Aldric, évêque du Mans, demande que soit ouverte une fontaine d’où jaillira… « une eau pure, limpide qui ne tarit jamais ». La première mention du lavoir apparaît dans les délibérations municipales, en 1816, lorsque cette eau se trouve contaminée par le reflux des eaux du lavoir.

En 1903, grâce à la complaisance du voisin, le Conseil municipal décide la construction d’un appentis pour un cabinet d’aisances, en s’appuyant sur le mur mitoyen. En 1917, la propriétaire voisine est autorisée à surélever, à ses frais, le mur de la fontaine et à y adosser un bâtiment.(Arch. dép. Sarthe, 266 AC 129, délibérations municipales et Archives Communales, 1 M 5)

Ce lavoir est alimenté par l’eau de la fontaine qui s’écoulait par la gueule du lion mais qui s’infiltre désormais sous la maçonnerie, et par les eaux de pluie recueillies par sa toiture en impluvium. La mémoire du village en attribue la couverture, vers 1840, à Édouard de Lorière, châtelain de Moulinvieux et maire du village.

En 1992, l’Association « Patrimoine d’Asnières » a restauré la fontaine-lavoir au travers d’un chantier de jeunes bénévoles, soutenue par l’Union REMPART.

Monument aux morts près de l'église

Aux enfants d’Asnières

morts pour la France

1914-1918

Le monument se trouve  devant le  mur de l’église, sur un espace engazonné, côté rue. C’est une pyramide en pierre, sur deux emmarchements. Sur la partie haute, sous la croix militaire, sont appliqués une épée avec casque entrelacés de rameaux d’olivier et de laurier. Les noms de 13 soldats sont gravés sur deux plaques de marbre noir posées latéralement sur le socle. Une plaque pour 1939-1945 et une plaque en hommage à un soldat américain ont été ajoutées.

projet de monument

Le 27 novembre 1921, le maire envoi le dossier du monument à la préfecture ; l’agent-voyer cantonal ayant préparé plan, croquis  et devis.  Le lendemain, la municipalité choisit de placer le monument sur la place publique. Le devis d’A. Lemaire marbrier à Sablé s’élève à 3 000F.

Mais la commission préfectorale demande une surélévation et une moins grande distance de l’église pour qu’on puisse le voir facilement sur toutes ses faces !

Enfin, le 11 janvier 1922, le maire signe le marché de 3000F, de gré à gré avec le  marbrier  de Sablé pour une pyramide en granit de Belgique, haute de 2,85m, décorée d’une croix de guerre, d’un glaive en bronze avec un casque et des palmes. Les inscriptions seront gravées en doré.