Fin 1879, la commune vote 300 F pour la construction d’un lavoir et d’un abreuvoir publics. Ces travaux seront exécutés par voie d’économie, « un certain nombre d’ouvriers de la commune étant actuellement sans travail et voisins de la misère ».

Des travaux sont réalisés en 1901 pour 760 F dont 300 F de secours départemental. Est-ce que ces travaux permettent de couvrir le lavoir ? Le dossier d’archives ne l’indique pas. (Arch. dép. Sarthe, 2 O 6/8)

Ce lavoir n’existe plus.

Monument aux morts près de l'église

Un cas imprévu ? La question est posée à la séance municipale du 25 novembre 1920 : qui définit l’emplacement quand les payeurs sont les souscripteurs seulement?

Par retour du courrier, le sous-préfet répond que pour toute demande d’emplacement public, les souscripteurs doivent faire une démarche auprès de la mairie pour avoir une concession. Si la souscription est demandée par la municipalité, le choix de l’emplacement appartient à la majorité des souscripteurs.

Le maire et quatre conseillers demandent à rencontrer le préfet lors de sa visite à Saint-Paterne le 15 février 1920.

En attendant l’autorisation du ministère de l’Intérieur, la municipalité vote la construction du monument entièrement financé par les fonds de la souscription de 2 979,75F ; le maire ayant conclut un marché avec François Louveau et Chubilleau, marbrier 58 rue Saint-Blaise à Alençon.

La réception des travaux a lieu en avril 1922, trois mois après la réception du courrier favorable du ministère. Le monument réalisé avec des matériaux de qualité est même entouré d’une grille en fer pour bien délimiter l’emplacement entre la route et le mur du jardin de l’école des garçons. (Arch.dep.Sarte 2 O 6 8)