En 1856, la municipalité possède déjà trois lavoirs dont elle loue à bail, pour 8,75 F, le curage et l’enlèvement des pailles et engrais dans un rayon de quatre mètres sur leurs pourtours. L’usage en reste gratuit. Ce sont les lavoirs du Bignon, de la Reismé et de Lavache.

Lavoir du Bignon 

plan 1882         Arch.dép.Sarthe 2 O 383/8

Le 6 août 1882, la municipalité projette la construction d’un lavoir public. Elle achète un terrain de 1a 63 ca, à la famille d’AILLIÈRES, dans le clos du Bignon, en bordure du chemin du Hamel, afin de profiter des eaux de la fontaine. Il faut enclore ce lavoir de murs solides pour empêcher les personnes et les bestiaux d’entrer dans la pâture, et faire passer l’eau de la fontaine sous terre, dans des tuyaux en poterie de Foulletourte ou d’Alençon.

Un bâti à deux pans va abriter chaque longueur d’un bassin de 10 m sur 4 m. Ses murs maçonnés en moellons de pays et pierres de taille de Villaines pour les angles et l’entourage des portes, et un poteau de chaque côté, vont soutenir une charpente en chêne et peuplier couverte en tuiles des fours du Chevain ou de Champfleur. Le fond du bassin et le sol du lavoir sont empierrés. Deux planches à laver ainsi que deux tréteaux sous chaque abri, complèteront l’installation. La dépense se montant à 2 200 F est couverte en partie par une souscription de 1 505 F et un secours départemental de 350 F. En1885, des travaux de 550 F vont permettre de diriger les eaux des trois sources, et non d’une seule, vers le lavoir et éviter ainsi que « les eaux stagnantes communiquent une mauvaise odeur au linge ». Le sol est cimenté en 1894.

Lavoir dit À la Vache 

Le 1er février 1894, la municipalité rémunère trois journées de travail pour entretenir ce lavoir.

Lavoir des Bourbettes

En 1936, la commune compte 315 habitants dont 199 agglomérés, mais ne possède pas de lavoir dans le bourg. (Celui du Bignon est-il devenu privé ?)Les habitants qui ont souscrit un abonnement, bénéficient de l’adduction d’eau potable pour laver le linge à domicile. Mais les autres doivent effectuer une grande distance pour le faire. Une solution possible : construire en contrebas de la citerne de captage, pour une alimentation en eau par gravitation. La municipalité sollicite le concours gratuit du Génie rural pour l’étude de ce projet. Elle acquiert un terrain de 2 a 6 ca, aux Bourbettes. (A n° 154p et 507p) pour y établir un lavoir clos sur trois côtés et couvert en tôles galvanisées. Des murs en agglomérés reposant sur un soubassement en gros béton et des poteaux en bois supportent la charpente. Un bac en béton armé de 5 m sur 2,5 m est prévu pour des laveuses à genoux. Le 30 août 1940, lors de la réception définitive des travaux du charpentier de La Perrière, M. DREUX, et du maçon de Mamers, M. VERCELLETTO, les frais s’élèvent à 21 038 F avec une majoration de 3 038 F par rapport au devis, due à l’augmentation des prix. Une somme de 14 000 F a été empruntée, à 5 % sur 10 ans, à un couple de particuliers et le ministère de l’Agriculture a versé 6 000 F.(Arch. dép. Sarthe, 2 O 383/8)

Ces lavoirs n’existent plus.