Lavoir du Cœur d'Oison (actuellement vers la rue Baudrillart)

plan 1844      Archives communales 3 O 7

Le 29 mai 1790, l’administration municipale avait permis à plusieurs habitants de la rue du Cœur d’Oison d’établir un lavoir sur une fontaine publique située à l’extrémité du jardin de l’ancien presbytère à la condition qu’il serait public.

En 1845, ce lavoir couvert en tuiles est en mauvais état et les habitants demandent à le refaire. Cette situation particulière est acceptée. Il sera payant sauf pour les constructeurs mais il en sera établi un autre, non couvert, auquel tout le monde et notamment les indigents auront droit.

Au cours des années 1840/1850, la ville reçoit de nombreuses demandes de propriétaires de la rue du Bourgneuf pour construire des lavoirs au bord de l’Anille.

 

 

 

 

lavoir du Quai

Le devis, sans date, lors du projet du Conseil municipal d’établir un lavoir public, au bas du quai, comprend huit articles expliquant les bois à fournir et leur utilisation.

La construction sera solidement ancrée à l’aide de quarante-six pieux en pilotis qui « auront tous un tenon par en haut pour être assemblé dans les coittes« . Ces grandes pièces de bois seront elles-mêmes assemblées en queue d’aronde. Sur cette base, un plancher sera fixé à l’aide de cheviettes en fer. Les trois fermes de la charpente à un pan, s’appuieront sur des murs et trois poteaux à l’avant. Le mur arrière, les jambages et l’embrasure des deux portes seront montés en brique double. Un escalier en pierre dure donnera accès au sol pavé de pierre. La couverture comprendra le bois des bardeaux et « la latte les cloux chanlatte et acoieau en observant de plasser une chanlatte sur le haut du couvert pour aretter le premier rang de bardeau sur les chevrons ». Trois tréteaux en bois, arrondis sur le dessus pour recevoir le linge, complèteront l’installation. Le tout est estimé quinze cent quatre-vingt une livres dix sols.

Cet édifice au bord de l’Anille date peut-être de la même période que celui du Cœur d’Oison.

 

lavoir du grand Quai

En 1880, la municipalité fait dresser par M. LANDRON, son architecte, les plans d’un lavoir situé à l’extrémité nord du grand Quai. D’une longueur de douze mètres, il sera placé en contigüité de celui dépendant de M. CHARBONNIER. Une charpente en chêne et peuplier couverte en ardoises reposera sur des murs maçonnés et deux poteaux assis sur des dés de roussard. Un escalier de 12 marches permettra de descendre sur le sol pavé de briques belges. L’ingénieur du Service hydraulique ayant jugé certains éléments trop faibles, le devis devenant lui aussi sous-estimé, la mairie demande des travaux par voie d’économie et va y détacher un ouvrier. M. Alfred LAUNAY va construire ce lavoir pour 2022F en 1881.

En 1905, lors de sa réfection partielle, il va être agrandi en utilisant le lavoir contigu, permettant de « doter ce quartier très important de la ville d’un lavoir de dimensions à peu près égales et de même apparence que celui qui a été construit sur le petit quai ». La toiture en ardoises va être remplacée par une couverture en ciment armé recouverte de gazon. Un marché de gré à gré est passé avec M. LAUNAY pour 1981F.

Lavoir du petit Quai, quai de l'Anille

Étant donné le nombre insuffisant de lavoirs publics en 1900, la municipalité envisage la construction par voie d’économie et en fournissant les matériaux, d’un nouveau lavoir sur les quais. Il sera doté d’un toit terrasse en béton armé selon le système HENNEBIQUE qui vient d’être consacré officiellement à l’exposition universelle de 1900.

carte postale

Cette construction tout en béton pour sa toiture, ses poteaux et ses cabinets d’aisance à la turque à chaque extrémité, repose sur des pieux enfoncés en rivière tous les mètres. Deux escaliers comportant des marches en granit puis en briques conduisent au sol pavé en briques belges posées à plat. Le devis chiffre la construction à 7568F. Il est réalisé en deux mois en 1905 par M. Alfred LAUNAY. (Arch.dép.Sarthe, 2 O 272/10 et archives communales 3 O 7)

lavoir de l'Abattoir

En 1885, la municipalité achète à l’hospice une parcelle de terrain proche du champ de foire, ainsi que le lavoir qui en dépend. Celui-ci sera transporté à l’abattoir, « ce qui comblera à peu de frais une lacune regrettable » pour ce quartier.

Lavoirs près du jardin conservatoire

Nous n’avons pas d’éléments historiques sur la construction de cet ensemble de lavoirs au bout des jardins. La mairie en a restauré un.

La promenade publique le long de l‘Anille permet de découvrir l’église, un jardin médiéval, les gloriettes, des lavoirs ayant appartenu à des particuliers, restaurés par la ville. L’emplacement des lavoirs communaux est encore visible.