plan 1885   Arch.dép.sarthe 2 O 237/7

En 1885, le Conseil municipal accepte le devis de 900 F pour construire un lavoir public avec des matériaux de la meilleure qualité qui soit. Les moellons et le gravois sont issus du taillis de la Bûcherie (B n° 1071), le sable de la carrière marchande de La Moulière et la chaux hydraulique du four de Doué.

Tout d’abord, les terres, du champ voisin, qui étaient éboulées dans la douve, sont enlevées. Puis, des murs maçonnés en pierres sèches et mortier de chaux forment le bassin dont le fond est cimenté. Le niveau de l’eau est maîtrisé grâce à une bonde avec son auge et sa ferrure. Dix-huit mètres de madriers en chêne sont fixés. Le pourtour et l’accès sont encaissés en gravois. Le financement est assuré par une souscription de 214 F des habitants, une allocation municipale de 520 F et un secours départemental de 167 F.

Ce n’est qu’en 1928 qu’un appentis en bardage, couvert en tôles ondulées, est édifié par un entrepreneur de la rue des Acacias, au Mans. La municipalité va devoir s’imposer pour financer les 3 000 F nécessaires. (Arch. dép. Sarthe, 2 O 230/7)

Ce lavoir était situé sur la route de Rouessé-Vassé, D103, face à la station d’épuration. On trouvait un autre lavoir communal sur la mare de la Fuie, route de Sillé-le-Guillaume. (Mairie)