D33 vers Connerré, à la Genièbre.

En 1852, les habitants sont obligés d’aller à près de deux kilomètres du bourg, dans un lavoir privé, pour laver leur linge. Le Conseil municipal pense alors, au moment du tracé du chemin de Nuillé à Connerré, laisser un excédent de terrain à M. NOURY contre le droit d’établir un lavoir dans sa propriété de la Rue Creuse. Le sondage indiquant la présence d’eau en quantité suffisante, l’échange est réalisé en 1858. Lors de l’établissement des plans et devis, l’architecte d’arrondissement, note que « la parcelle est située à 700 m du bourg dont 250 m sont par un chemin excessivement rapide et difficile à gravir ; ce chemin presque impossible pour les voitures est très pénible pour les piétons surtout les femmes chargées de linge ». Mais, faute d’eau ailleurs, les travaux estimés 760 F pour « un bassin avec un lavoir couvert dont les murs serviront de murs de soutènement pour les terres qui entourent la source » sont entamés. Ce bâtiment à un seul pan est couvert en tuiles.

plan 1891      Arch.dép.Sarthe 2 O 225/7

Étant construit sur l’emplacement même de la source, il est dans un grand état de vétusté, en 1891. La municipalité décide alors de garder cette source, d’en canaliser l’eau jusqu’à un terrain au croisement avec le chemin du Genièbre, à 400 m du bourg et de combler l’ancien lavoir.

La charpente repose sur des murs et trois poteaux en chêne assis sur des dés en pierre de taille de Dollon, placés dans le bassin de 14 m sur 4 m. La couverture est en ardoises. Ces travaux, d’un coût de 2 000 F, sont réalisés par voie d’économie. Les cantonniers s’occupent des canalisations. Un secours départemental de 300 F et une souscription de 115 F provenant de 52 personnes aident au financement.

 

 

En 1908, le ferblantier de Montfort-le-Rotrou remplace les tuyaux de terre cuite qui provenaient de la poterie de Bezonnais d’Ecommoy, par des tuyaux en fonte. Mais en 1921, suite à une sécheresse persistante, l’eau fait défaut au lavoir. La municipalité se doit d’en installer un, provisoire, à la fontaine communale de la Guilberdière à un kilomètre du bourg. (Arch. dép. Sarthe, 2 O 225/7 ; 214 AC 60)

Le lavoir a été restauré en 2004-2005. Il garde une partie de son ancienne charpente et il semblerait que la construction n’ait pas tout à fait suivi les plans de 1891 ou alors, elle a été modifiée plus tard (le grand pan qui s’avance sur l’eau, une toiture à croupes et pas de lucarne sur l’arrière, l’entrée étant latérale).