En juillet 1820, le maire et son Conseil municipal constatent l’état impraticable du pont dégradé par les crues hivernales et le passage des bestiaux venant à l’abreuvoir adjacent. Le fermier voisin réalise les travaux pour 90 F: « Les terres nécessaires iront dans quatre vingt dix ou cent banneaux ».

plan 1884     Arch.dép.Sarthe 2 O 223/7

En 1883, la municipalité acquiert une douve de 2 a 50 ca, pour 250 F, en vue d’y établir un lavoir public. La souscription de 200 F de quarante-huit personnes du bourg et un secours départemental équivalent permettent de financer la construction d’un petit édifice de 8 m de long. Six poteaux enfoncés dans le sol soutiennent le plancher mobile et la couverture. En 1896, un barrage est réalisé sur la Gandelée pour alimenter le lavoir et l’abreuvoir. (Arch. dép. Sarthe,2 O 223/7)

 

 

 

dans les années 1970

 

Le lavoir de Nouans

Il était sur ses grands pieds,

Dans la Gandelée.

Relié au bord par sa passerelle,

Où les laveuses passaient leurs seaux chargés de linge et de dentelle.

Sur  l’eau claire comme un miroir, où les gardons

Tournaient en rond,

Les femmes de Nouans en réunion

Tenaient de grandes conversations.

Que disait-on sous le lavoir

Au rythme des battoirs ?

Comment savoir ?

Depuis longtemps, il n’y a plus de lavoir.

Michel Brard