entrée du bourg, à la fontaine Saint-Gemmes

plan 1824      Arch.dép.Sarthe 2 O 219/7

 

«Depuis des temps immémoriaux», les habitants du bourg utilisent et entretiennent le lavoir, la mare et la fontaine Saint- Jamme.  Mais en 1826, quand la municipalité décide de vendre les boues (quatre charretées d’une valeur de 32 F) pour financer le remplacement des madriers de battage «cet ensemble d’objets» devient un sujet d’échanges très houleux entre le cordonnier, propriétaire du pré, et «tous ces fonctionnaires dont il se moque».  À qui appartiennent cette mare, cette fontaine et ce lavoir? Aucune des deux parties ne possède de titre de propriété. Mais, lorsque le maire propose de mener l’affaire devant la Justice, son Conseil municipal refuse de s’impliquer et la Préfecture juge que, si les boues sont attribuées depuis toujours au cordonnier et que les habitants ne s’en plaignent pas, il vaut mieux en rester là.

 

 

 

plan 1886      Arch.dép.Sarthe 2 O 219/7

En avril 1884, ce litige est toujours d’actualité au moment où la municipalité veut y réaliser des travaux d’amélioration. Le nouveau propriétaire des lieux ne va consentir à vendre le tout qu’avec une prime de 200 F au lieu des 65 F proposés.

Ces lieux devenus communaux, des travaux de maçonnerie avec moellons de grès de la Butte du carré, du sable de la Rousselière, de la chaux hydraulique du four de Doué et du ciment, sont entrepris pour 420F. Des dalles en pierres plates recouvrent les murs et un drainage amène le trop-plein de l’abreuvoir vers le lavoir.

 

 

En 1929, il est entouré et couvert de tôles. Une planche à laver est posée (Arch.dép.Sarthe 2 O 219/7; 22 AC 35)

Vide-buée, balai en bouleau, tréteaux, case à laver semblent encore attendre les laveuses.