Cette commune a eu deux lavoirs sur le Rhonne, construits au même moment, sur le même modèle avec une modification en 1879. Les planches à laver sont rendues mobiles : divisées en quatre parties de trois mètres chacune, elles sont relevées et abaissées au moyen de deux moulinets, l’un en avant et l’autre en arrière. C’est une particularité, le système le plus commun élève ou abaisse le plancher.

 

Lavoir du bourg

L’ histoire de celui du bourg remonte au 15 février 1876, quand le Conseil municipal fait la demande au préfet de construire un lavoir public, sur la rive droite du Rhonne, face à la prairie de la Marquise de Hauteville. Les murs du bassin utilisent du grès taillé et des dalles, le tout récupéré à la maison de l’école des filles. Le mur arrière est en briques rouges d’Arnage et les pignons clos en planches. Tous les bois sont fournis par la commune. La couverture est en tuiles de Montchanin d’après le devis. Un pont de huit mètres de long en permet l’accès. Une souscription de 252 F et un secours départemental de 155 F aident au financement de ce projet estimé 1 160 F.

Ce lavoir destiné à accueillir seize laveuses était situé sur la route de Saint-Gervais-en-Belin, à côté de l’église. Étant devenu dangereux et le lavage se faisant dans des eaux polluées par les égouts, sa démolition est votée en avril 1972. Les témoins gardent en mémoire un lavoir couvert en ardoises.

 

Lavoir de Ponthibault au pont de la D307

La construction de celui-ci débute deux ans plus tard, en 1878. Les murs sont en briques et la toiture en ardoises. Le coût de 1 155 F est couvert en grande partie par une souscription de 416 F, une subvention de 200 F, la vente de peupliers pour 283 F et l’utilisation de matériaux communaux. (Arch. dép. Sarthe, 2 O 201/7)

En 1991, la commune choisit de le restaurer avec l’aide d’un chantier d’insertion.