En 1936, la municipalité constate que le lavoir est en mauvais état, très mal situé et fréquemment submergé ; ce qui occasionne beaucoup de frais chaque année. Aussi décide-t-elle de construire un nouveau lavoir sur l’Anille. Et pour cela, elle s’adresse au Génie rural pour avoir une subvention et établir le devis. La commune compte alors 593 habitants dont 160 dans le bourg. Le lavoir est

« prévu pour huit laveuses avec un plancher mobile dont le niveau pourra varier de 1,20 m. Le bâtiment mesure intérieurement 7 m 60 sur 4 m 18. Il sera constitué par une ossature en béton armé avec remplissage en agglomérés. Les ouvertures comprendront une porte métallique et une fenêtre. La couverture sera en ardoises posées sur chevrons et lattes en sapin du Nord. Le plancher mobile de 7 m 50 sur 1 m 50 sera en bois de chêne et reposera sur une ossature en fers profilés. Il sera manœuvré à l’aide d’un treuil placé au centre du bâtiment et d’un jeu de câbles d’acier et de poulies. L’accès au plancher mobile se fera par un escalier. Un égouttoir sera établi près d’un mur de long pan ».

Cette solide construction coûte 22 000  F dont le tiers est subventionné par le ministère de l’Agriculture. Le Conseil municipal vote un emprunt au Crédit Foncier de 14 700 F à 5 % sur 30 ans. (Arch. dép. Sarthe, 2 O 64/10)

Ce lavoir n’existe plus.