D130, vers Chérancé

1931, année faste pour la commune qui reçoit un don de 10 000 F des époux COIGNERET Jules, retraité du chemin de fer. La moitié de cette somme doit être allouée à la construction d’un lavoir sur la Bienne, au Pont, à l’usage de tous les habitants. Il devra porter le nom des donateurs. Mais les devis vont largement dépasser cette donation et la municipalité doit prendre à sa charge le surplus sur la vente de l’ancienne maison d’école. Pour le terrassement, le dallage et les marches en ciment, la maçonnerie en moellons de pays, le porte-linge et le linteau de porte en béton, le maçon demande 6 458 F. Pour poser une charpente en chêne et sapin du nord, les ponts mobiles et la planche à laver de 9 m en chêne, la couverture en ardoises d’Angers 2e carré forte et la bande de faîtage en zinc, le charpentier présente un devis de 4 488 F. Quant aux travaux de menuiserie, porte d’entrée en frises de sapin du nord sur barres de chêne, serrurerie, peinture à l’huile, système de levage, ils sont estimés 2 904 F.

L’installation du treuil avec galets et chaînes pour monter les deux ponts sera en tous points, semblable à celle du lavoir d’Alençon faubourg Montsort. (Arch. dép. Sarthe, 2 O 144/7; 91 AC 23; 4 O 195)