Lavoir du bourg

En 1839, Madame de PERROCHEL offre de faire construire, à ses frais, un lavoir public, sur un terrain communal longeant le chemin d’Arçonnay. Mais le sieur MAIGNAN revendique la propriété du terrain. De notoriété publique, ce terrain est communal. Le préfet autorise la construction. Mais, a-t-elle bien eu lieu ? Cinquante ans plus tard, le Conseil municipal décide d’acheter une parcelle dans Le Champ du pressoir, route d’Arçonnay, pour y établir un lavoir ; les habitants du bourg étant « privés d’un lavoir public ». La municipalité est à nouveau confrontée au problème de l’achat d’un terrain. Après maintes démarches administratives, elle obtient la déclaration d’utilité publique en 1890.

plan 1890     Arch.dép.Sarthe 2 O 56/7

 

L’année suivante, Victor LEMÉE, entrepreneur à Rouessé-Fontaine, commence les travaux sur un devis de 1 200 F. C’est un lavoir de 10 m de long sur 7 m de largeur, construit en moellons et couvert de tuiles. Il sera pavé un peu plus tard. On y accède par deux portes dont les seuils sont en grès. Une souscription de 863 F en argent et en nature et un secours départemental de 250 F, contribuent au financement.

Ce lavoir n’existe plus.

 

 

 

lavoir conventuel devenu communal, centre bourg

Au début de l’installation dans la commune de la Congrégation des Sœurs Franciscaines en 1836, les sœurs ne disposaient que d’un petit lavoir en mauvais état. Elles se rendaient aussi jusqu’à Gesnes-le-Gandelin, distant d’une dizaine de kilomètres, pour laver le linge de la communauté. La construction du lavoir conventuel commencée en 1885 a été financée avec l’héritage de Sœur Marie-Isabelle. Ce très grand bâtiment comprenait en plus du bassin et du séchoir à l’étage, une buanderie, une boulangerie et un fumoir. Les eaux de pluie de tous les bâtiments de la communauté alimentaient le bassin. Le plancher mobile suspendu au-dessus de l’eau à l’aide de chaînes qui s’enroulent autour de poulies reliées aux quatre grandes manivelles situées dans le séchoir pouvait s’adapter au niveau de l’eau. Les sœurs ont utilisé ce lavoir jusqu’en 1962, moment où elles ont fait l’acquisition d’une grosse machine à laver.

L’ensemble du bâtiment devient communal en 1998. Les travaux de restauration engagés en 2003 lui ont redonné un parfait état de fonctionnement. Le prix régional des Rubans du Patrimoine a couronné ces efforts. Ce lieu est animé par l’association des Amis du lavoir de Champfleur qui organise des expositions d’art, tout au long de la belle saison.

..

 

Lavoir de Groutel : D55, chemin "le moulin"

En 1887, la mairie décide de construire des abris couverts sur le lavoir public de Groutel, à la demande pressante des habitants. À l’écart du Rosay-nord naissant, un ingénieux système d’aqueducs et fossés prend l’eau du ruisseau et la rejette dans ce même cours d’eau en aval.

plan 1887        Arch.dép.Sarthe 2 O 56/7

Ce bâtiment en équerre, construit en moellons, avec une toiture couverte de demi-tuiles, abrite deux côtés de lavage. Deux portes en sapin du Nord en assurent la fermeture. « Sept piliers en pierre » provenant de l’ancienne clôture du lavoir, reliés par deux fers, empêchent le passage des animaux. Une souscription de 77 F et une subvention de 100 F ne suffisent pas à financer ce projet de 1000 F. Les travaux sont exécutés par voie d’économie et des souscriptions en nature tels le transport gratuit, la fourniture de matériaux, la main d’œuvre, permettent son achèvement. (Arch. dép. Sarthe, 2 O 56/7 ; 58 AC 58)

Il a été restauré en 2013.

 

 

.