Au centre du bourg, en contrebas de l’église

En 1825, le maire écrivant au préfet indique :

« pour la grande utilité des habitants de cette commune, qui ne savaient précédemment où laver leurs linges avant la vente des biens nationaux, il fut réservé lors de l’aliénation d’une partie des biens de la cure une portion de terre d’environ cinq ares aboutant sur un petit ruisseau (le Rosay nord) afin d’y faire pratiquer un lavoir public »

Ce sont les habitants qui le firent faire faute de centimes communaux. À cette date, une bonne haie d’épine blanche est plantée par le voisin et « parfaitement soignée et entretenue, elle sera de la plus grande utilité pour les lessives », entendons pour étendre le linge.

plan 1884   Arch.dép.Sarthe 2 O 43/7

 Jusqu’en 1884, par souscription, la population « a maintenu servable » le lavoir de la Nation. Quand il est devenu hors d’usage, la commune décide de le réparer et de construire des abris couverts en tuiles tout autour du bassin. Elle diminue son projet de moitié faute de ressources suffisantes. Le secours départemental de 400 F et la souscription de 300 F permettront de le financer. Quinze ans plus tard de nouveaux travaux sont nécessaires dont le pavage en briques pour éviter les infiltrations. (Arch. dép. Sarthe, 2 O 43/7 ; 53 AC 145)

Situé à l’extrémité d’une longue allée enherbée et ombragée qui descend en pente douce, ce lavoir est maintenu en bon état.