Rue du Lavoir

Enserré entre des murs, en contrebas de la rue principale, le lavoir d’Asnières est niché derrière la fontaine Saint-Aldric. C’est au IXe siècle qu’Aldric, évêque du Mans, demande que soit ouverte une fontaine d’où jaillira… « une eau pure, limpide qui ne tarit jamais ». La première mention du lavoir apparaît dans les délibérations municipales, en 1816, lorsque cette eau se trouve contaminée par le reflux des eaux du lavoir.

En 1903, grâce à la complaisance du voisin, le Conseil municipal décide la construction d’un appentis pour un cabinet d’aisances, en s’appuyant sur le mur mitoyen. En 1917, la propriétaire voisine est autorisée à surélever, à ses frais, le mur de la fontaine et à y adosser un bâtiment.(Arch. dép. Sarthe, 266 AC 129, délibérations municipales et Archives Communales, 1 M 5)

Ce lavoir est alimenté par l’eau de la fontaine qui s’écoulait par la gueule du lion mais qui s’infiltre désormais sous la maçonnerie, et par les eaux de pluie recueillies par sa toiture en impluvium. La mémoire du village en attribue la couverture, vers 1840, à Édouard de Lorière, châtelain de Moulinvieux et maire du village.

En 1992, l’Association « Patrimoine d’Asnières » a restauré la fontaine-lavoir au travers d’un chantier de jeunes bénévoles, soutenue par l’Union REMPART.