En 1898, dans la matrice cadastrale, M. MORILLON n’est plus cultivateur mais cité comme « tenant un lavoir public au Gué ». Il en est le propriétaire et paie un impôt foncier et, c’est contre une modique somme, qu’il en autorise l’usage à ses voisins. Puis, suite à la crise de 1929, les impôts augmentent, le lavoir ne rapporte plus assez et la commune n’a pas les ressources suffisantes pour l’acheter ou en construire un. Finalement, sous la pression des habitants, le Conseil municipal va signer un bail de location avec M. MORILLON, renouvelable tous les six ans. Cette entente va perdurer jusqu’en 1955.

Le lavoir du Gué ne concernait que les habitants du bourg. C’est pourquoi, M. AVICE, propriétaire du château de la Foresterie, fin 1900, va proposer son bateau-lavoir sur la rive droite de la Sarthe, au niveau du bief de Spay, vers les Métairies. Sur cette même rive, en mars 1939, ce sont les laveuses de la Raterie qui pourront utiliser un autre bateau-lavoir, celui de M. BRILLANT. (Arch. dép. Sarthe, 3 S 93; 3 S 376; 3 P 386; 2 O 3/7)