La Flèche

Lavoirs du Boulevard Saint Germain et de la rue Saint Louis

(Arch. dép. Sarthe, 2 O 135/14 et Archives municipales M 5)

(Arch. dép. Sarthe, 2 O 135/14 et Archives municipales M 5)

Cette carte postale du début du XXe siècle, nous montre ces « tables à laver » qui ont perduré après l’établissement des lavoirs couverts. Les femmes y lavaient les pieds dans l’eau.

Bateaux-lavoirs

Des bateaux lavoirs avaient été installés au bord du Loir bien avant les lavoirs publics.

(Arch. dép. Sarthe, 3 S 126et 367)

Sur cette carte postale, on peut aussi découvrir à l’arrière du moulin de Poil de Rieux, deux grands bateaux-lavoirs.

Arch.dép.Sarthe 2 FI 5707

Monument aux morts

Promenade du Maréchal Foch

Sur cette promenade, non loin du monument en hommage à Léo Delibes, se dresse cette haute pyramide en granit, sur un espace engazonné et fleuri. Les noms de 319 soldats de la guerre 1914-1918 sont gravés en lettres rouges sur les quatre faces du fût de la pyramide, par année de combat et par ordre alphabétique, en indiquant le grade et le régiment. Sur trois faces du socle, sont inscrits les noms des 82 victimes de la guerre 1939-1945 et 19 victimes de T O E, Indochine, A F N.

(Arch. dép. Sarthe 2 O 135/14)

Carré militaire

Cimetière Saint Thomas

Cette stèle se trouve le long du mur, avec un ensemble de croix formant ce carré militaire, proche de celui du Prytanée militaire.

Prytanée militaire

rue du Collège

Inauguration des plaques commémoratives du Prytanée militaire

journal Ouest-Eclair 16 avril 1922

dans le cimetière

Monument de la paroisse Saint Thomas

Bas côté gauche

Ce monument imposant est constitué d’une grande plaque où les noms de 229 soldats sont gravés en lettres rouges sur six colonnes, par ordre alphabétique pour chaque année de combat; cette plaque est insérée dans un cadre blanc sculpté avec une statue de Jeanne d’Arc à l’avant. De chaque côté, une simple plaque dans un encadrement sobre pour les noms des 58 victimes de 1939-1945 et T O E,  regroupés et inscrits par ordre alphabétique.

Commémoration des morts de la grande guerre

archives diocésaines Semaine du fidèle de juin 1923

Monument de la paroisse Sainte Colombe

Entrée de l’église

Les noms de 81 soldats sont gravés en lettres dorées, par ordre alphabétique, sur cette plaque noire. où figurent deux drapeaux tricolores.

Guerre 1870-1871

Cimetière Sainte Colombe

Au fond, à droite, non loin de la croix de cimetière, une tombe selon la loi du 4 avril 1873 marque le passage de la guerre 1870-71 dans cette paroisse.

En 1896, une stèle signée « FAUCHEUX » a été posée à l’intérieur; elle est surmontée d’une haute croix en fer forgé.

(Rapport de 1878 de M. de Marcère ministre secrétaire d’État au département de l’Intérieur; exécution de la loi du 4 avril 1873 relative aux tombes des militaires morts pendant la guerre 1870-1871)

Selon l’article du journal Ouest-France du 10 avril 2023, cette tombe vient d’être restaurée par la ville de La Flèche, à la demande du Souvenir Français. « Dorénavant, les commémorations auront lieu au 8 mai et au 11 novembre comme pour les autres monuments aux morts de la commune » a indiqué l’adjointe au maire, lors de l’inauguration de ces travaux.

Guerre 1870-1871

Cimetière Saint Thomas

C’est une stèle récente dédiée aux combattants de 1870-71 qui a été élevée à l’entrée du cimetière Saint-Thomas.

(Rapport de 1878 de M. de Marcère ministre secrétaire d’État au département de l’Intérieur; exécution de la loi du 4 avril 1873 relative aux tombes des militaires morts pendant la guerre 1870-1871)

Guerre 1939-1945: Vitrail

Choeur de l’église Sainte Colombe

Trois vitraux du maître-verrier Bordereau à Angers ont été intégrés dans le chœur de l’église Sainte Colombe en 1948. Ils sont intitulés « Espérance », « Charité » et « Foi » , illustrant le martyr de sainte Colombe avec deux scènes en rapport avec la seconde guerre mondiale: la libération des prisonniers et  les déportés.

(extrait du texte de Karine Bergeot dans l’ouvrage « La Foi dans le siècle » Presses Universitaires de Rennes 2009)

Guerre 1939-1945

La persécution juive en Pays fléchois: une étude de Laurent Waquet complète est disponible sur le site d’Yves Moreau (les déportés juifs de Sarthe). Sur les quarante-trois personnes juives ayant résidé en Pays fléchois, 13 sont mortes en déportations.

Les noms de 82 victimes de la guerre 1939-1945 figurent sur le monument aux morts. Parmi ces victimes, 21 sont indiquées comme « déporté« : BARJAUD Jean, BIZOT Pierre, CHARBONNEL Alexandre, COGNARD Léopold, COSNILLEAU André (STO), DAVID Marcel, DUBARRY Edouard, DURAND Jean, FAUCHEUX Pierre, FRETIGNY Jean, GASSION René, JOFFRE Louis, LEBLE André, LHOSTE Jean-Marie, MARTIN André, de MAUPEOU d’ABLEIGES Gilles M.Jean, PASQUIER Eugène, PELLETIER Ferdinand, RAUSCHER Pierre, REBOUL Jacques, VIDALIN Maurice.

La municipalité a décidé le 28 novembre 2022 qu’une rue portera le nom de ce résistant déporté qui est mort en 2020.

Pendant la guerre, Guy Jarry cache ses activités de résistance dans la propriété familiale de Thorée-les-Pins. Dans une poutre creuse, des armes sont dissimulées. Il organise aussi des réunions secrètes dans la maison familiale de La Flèche. Son père est percepteur, les usagers défilent dans son bureau au rez-de-chaussée. Guy profite de ces allées et venues pour organiser des réunions.Malgré tout il est arrêté le 28 octobre 1943, emprisonné à Nantes puis torturé à la prison du Pré-Pigeon à Angers. Emmené à Compiègne en janvier 1944, il est déporté à Buchenwald, Mauthausen et Gusen. (article du Maine Libre du 24 avril 2023, signé Louis Gohin)

plaque commémorative à photographier

Un sabotage avait précédé la libération de la ville. Dans la nuit du 7 au 8 août 1944, deux cheminots font dérailler un train:

André Moguedet et Lucien Chartier avaient déboulonné les éclisses, enlevé les coins dans les coussinets et déposé un rail d’une longueur de 11 mètres pour le coucher à plat sur le côté.Lorsque le train se présenté vers 3 heures du matin, la machine de tête, une Pacific 231, tomba en contrebas de la voie, entraînant le tender et les six premiers wagons

Daniel Potron au Maine Libre du 7 août 2022

Le reste du convoi allemand qui trans portait des troupes et du matériel fit demi-tour pour repartir en direction de Saumur.

Si Lucien Chartier faisait partie de L’Organisation de Résistance Armée (ORA), André Moquedet n’était pas engagé dans la résistance, selon Daniel Potron.

Quelles conséquences? Cette même nuit du 7 au 8 août, les Allemands quittèrent la ville dans une certaine précipitation allant jusqu’à utiliser le corbillard hippomobile.

Deux jours plus tard, le jeudi 10 août 1944, une groupe de reconnaissance de la 3e Armée du général Patton entrèrent dans la ville. Ils ont hissé le drapeau des Alliés sur le mât installé par des nazis avec une croix gammée devant le portail d’entrée du Prytanée. La ville était libérée. (Maine Libre 7/08/2022)

Deux jours après le débarquement en Normandie, le 8 juin 1944, un groupe de 8 avions alliés sont venus bombarder la gare de La Flèche tenue par la Flak, DCA allemande. Le chasseur P-51 du lieutenant John H. OLIPHINT tombe en panne de système de refroidissement. Le pilote cherche à s’éloigner de la zone d’attaque mais il s’écrase près du Tertre Rouge, non loin de l’actuel zoo. Le pilote brûlé est fait prisonnier par les Allemands et transporté au 25, rue du Parc dans la maison de tolérance transformée en infirmerie. Le blessé est pris en charge par un prisonnier hollandais qui sert comme infirmier.

Le 14 juin 1944, ils prennent la fuite tous les deux et se réfugient dans la campagne environnante. On leur dit de se rendre aux Croix-Chemins, chez les Odiaux « qui parlent anglais et sont connus en faveur de la résistance ». Puis ils sont cachés au château de Turbilly à Vaulandry où Marcelle Allory, la servante du domaine, s’occupera beaucoup d’eux avant leur départ pour l’Angleterre le 6 août 1944. Le pilote est revenu visiter ses sauveurs en 1994; il est décédé en 2011. (article Ouest-France du 7 juin 2014) recherches Jacky Emery 02 43 47 65 71 ou 06 45 32 90 13 jackyemery72@outlook.com

Ce jeune pilote avait participé, le 6 juin 1944, au mitraillage d’un train de munitions allemandes sur la gare de Connerré-Beillé, frôlant la mort.

église Saint Thomas: les 2 derniers noms

Ces deux aviateurs australiens, Alfred Campbell BRIANT 21 ans, pilote et son copilote radio-navigateur James Joseph BATTLE, 29 ans avaient participé au D-Day. Ce 23 juin 1944, leur avion survolait la ville et venait de mitrailler les locomotives ennemies à la gare routière de La Flèche. Leur appareil est abattu par les Allemands, le crash est survenu à 2km au Nord de Bazouges-sur-Loir, près du château de la Renardière. Leurs tombes sont au carré militaire du cimetière de la ville et leurs noms ont été ajoutés sur la plaque mémorielle à l’église Saint Thomas. (article Ouest-France 23 juin 2018; recherches du Grégoire Béraud)

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