La Chartre-sur-le-Loir

Lavoir

Rue de Chatillon

C’est un petit lavoir pour trois ou quatre laveuses qui a été construit en tuffeau au bord du « Bras des Moulins » du Loir. Un toit en tôles abritait un plancher mobile qui a disparu. La date de 1924 écrite dans le ciment semble indiquer la dernière réfection. (mairie)

Lavoir des Caves

Rue des Caves.

(Arch. dép. Sarthe, 2 O 68/9)

Aujourd’hui, c’est un système de vannes qui est présent sur le ruisseau des Caves et la tôle couvre l’ancienne charpente.

Lavoir de la Maladrerie

Sur la D 305, au pont

Ce lavoir est couvert en tôles de fibrociment.

Lavoir de l’école de garçons

Rue de la Madeleine

Les instituteurs de cette école bénéficiaient d’un petit lavoir en tuffeau sur un soubassement en briques, construit au bord du Loir. Cet édifice à deux pans, couvert en tôles, abritait une installation d’angle tenant lieu de cheminée, dont la fumée s’évacuait, en partie, par un tuyau en pignon. Les mécanismes de son plancher mobile sont encore existants. Cette école accueille maintenant le Centre de la Madeleine. (Mairie)

Monument aux morts (à l’origine)

Cimetière

À l’entrée du cimetière, sur un large espace engazonné et délimité par 8 ogives d’obus reliées par une chaîne, se dresse une partie de l’ancien monument aux morts: sur un piédestal, un soldat, mains posées sur son fusil,regard tourné vers les villageois. Les noms de 10 soldats de la guerre 1914-1918 et 3 victimes civiles de la guerre 1939-1945 sont gravés sur une plaque de marbre rose; leurs corps reposent à cet endroit.

plan de l’emplacement de 1920
monument d’origine, place de l’Hôtel de Ville

(Arch. dép. Sarthe 2 O 68/9)

Monument aux morts (actuel)

Devant l’Hôtel de Ville

Situé près de l’Hôtel de ville, le monument est constitué d’une simple stèle rectangulaire où cinq plaques de marbre blanc ont été apposées. Les noms de 86 soldats pour la guerre 1914-1918, inscrits par année, 15 victimes pour la seconde guerre mondiale et 6 victimes(Corée, Algérie, Madagascar) sont gravés en lettres dorées. Cinq marches permettent d’accéder à la stèle; l’environnement est fleuri.

Dans les années 1970, ce monument a remplacé celui de 1920 dont une partie est conservée au cimetière.

Monument paroissial

Nef de l’église

Cette simple plaque de marbre est située juste sous le Chemin de Croix, dans la nef. Les noms de 87 soldats sont gravés en lettres rouges sur 4 colonnes, par ordre alphabétique. De même, une croix de guerre, une médaille militaire ainsi que la croix latine sont gravées en haut. Une plaque a été ajoutée pour la guerre 1939-1945 avec 11 victimes.

Monument aux morts cantonal

Tour Jeanne d’Arc

La Tour dite de Jeanne d’Arc

(recherches de Dominique Gille)

Inauguration du monument de Jeanne d’Arc

archives diocésaines bulletin paroissial du 19 juin 1921

Une plaque commémorative fut dévoilée le 12 juin 2021 pour le Centenaire de la Tour, par Michel Dutheil, maire de La Chartre-sur-le-Loir. Une mise en lumière a marqué ce centenaire, en la rendant bien visible à toute la population.

Guerre 1870-1871

Archives

(Rapport de 1878 de M. de Marcère ministre secrétaire d’État au département de l’Intérieur; exécution de la loi du 4 avril 1873 relative aux tombes des militaires morts pendant la guerre 1870-1871)

Il n’y a pas trace de ces deux tombes dans le cimetière. Peut-être les sépultures ont-elles été réunies dans le carré militaire avec ceux de 1914-1918?

Guerre 1939-1945: plaque

Sur le mur de l’hospice Catherine de Courtoux (Ehpad)

Cette plaque est en relation avec le monument paroissial ci-dessous. Sur le site de la commune, dans un article sur le tramway, le témoignage de M. Devieux nous fait vivre cette attaque.

(site de la commune de La Chartre, onglet « commune » puis « histoire de la commune »)

Guerre 1939-1945

Carrefour de la Maladrerie (D304 et D305)

Ce monument paroissial a été érigé à l’endroit où le tramway a été mitraillé par des avions canadiens; il y a eu une douzaine de victimes, certaines sont décédées sur place et d’autres à l’hôpital de Saint-Calais.

les déportés morts en camp de concentration:

  • Olivier LAMOUREUX de la SAUSSAIE, (chef du réseau de La Chartre) et sa femme
  • un gendarme BOURDOISEAU (revenu mais mort peu de temps après)
  • Jacques LEMAIRE, maire de La Chartre et propriétaire de la scierie Lemaire-Pasquer, située près de la gare des trains
  • G. GUILLARD

(texte trouvé en mairie sans date ni signature; la suite de ce texte ci-dessous)

Guerre 1939-1945 : monument des parachutistes

Avenue des déportés (anciennement rue de la Gare)

La dédicace de cette stèle est gravée sur une plaque de marbre blanc fixée sur un monument en forme de haut de pyramide sur un double emmarchement, avec le symbole des parachutistes au pied. Le terrain est délimité par une chaîne.

(extrait d’un texte trouvé en mairie, sans date ni signature)

Guerre 1939-1945: place Jeannine Rivière

Le 8 novembre 2025, la municipalité a inauguré la place « Jeannine Rivière », située rue de Châtillon, en présence de sa famille. Dominique Gille a retracé la vie de cette chartraine de cœur.

Jeannine Quétin est née le 14 juin 1920 à Blois, elle est la 4e d’une fratrie de 6 enfants. Ses
parents sont alors garde-barrière à Chouzy, près de Bois (Loir-&-Cher), où la famille vit dans une
petite maison, le long de la voie ferrée. En 1936, à 16 ans, Jeannine intègre l’école supérieure, rue Franciane à Blois. En 1939, elle est surveillante au cours secondaire et suit en même temps les cours de seconde, puis de première et de terminale en section philosophie.
En 1940, le 30 septembre, elle commence sa première année d’enseignement et sa carrière
d’institutrice, à Nogent-le-Bernard et à La Chartre, où elle effectue un remplacement. Elle est
ensuite nommée à Poncé, d’octobre 1941 à juin 1945, où elle devient titulaire. Elle a une classe
de 50 garçons et sa collègue Mademoiselle Dumond est pour elle un véritable soutien
pédagogique. Elle fera ensuite toute sa carrière à l’école des garçons, rue de la Madeleine à La
Chartre-sur-le-Loir, d’octobre 1945 à juin 1977, date de son départ à la retraite.
De 1970 à 1977, elle sera directrice des deux écoles, celle des garçons rue de la Madeleine et
celle des filles rue Gervais Chevallier, s’occupant alors de 147 élèves, 10 enseignants et un GAP,
le 1er en milieu rural avec un psychologue et des ré-éducateurs en pédagogie et psychomotricité, -sans une seule heure de décharge, précise-t-elle dans ses écrits-. Elle vivra avec sa famille dans
la maison de l’école, d’abord au 1er étage, puis au rez-de-chaussée.

Jeannine et Daniel se marieront le 27 août 1945. Ils auront deux garçons, Jacques et Claude, et vivront dans la maison de l’école des garçons rue de la Madeleine, jusqu’à la retraite de Jeannine, en 1977. À ce moment-là, ils partiront vivre à Saint-Cyr-sur-Loire. Mais très attachés à La Chartre, ils y reviendront en 1984 et s’installeront en face de l’école au 19, rue de la Madeleine. Devenue veuve, -Daniel Rivière est mort en novembre 2001-, elle part à Doué-la-Fontaine, en 2002 pour s’installer en face de la famille de son fils Claude. Mais La Chartre lui manque, elle y revient en 2006 et elle vivra jusqu’à son décès au 22, rue de Châtillon, presqu’en face de la place qui portera désormais son nom. Coïncidence troublante, s’il en est…

À la suite de la démission de M. Christian Devillers, Jeannine Rivière sera maire de La Chartre durant deux ans, de 1987 à 1989. Elle décèdera à 92 ans, le 25 février 2012, à Château-du-Loir.

Nombreux sont les Chartrains qui se souviennent très bien d’elle. Ils l’ont souvent eue comme institutrice et/ou directrice d’école, puis comme maire.